Romain Molina s’interroge sur l’avenir de Gianni Infantino à la tête de la FIFA
Dans une vidéo publiée sur sa chaîne YouTube, le journaliste d’investigation Romain Molina s’interroge sur la capacité de Gianni Infantino à conserver la présidence de la FIFA après une Coupe du monde 2026 qu’il qualifie de révélatrice des dérives de la gouvernance de l’instance. Pendant près d’une heure, il dresse un état des rapports de force entre les différentes confédérations, analyse les alliances politiques qui structurent aujourd’hui le football mondial et s’interroge sur l’éventualité d’une candidature capable de contester le pouvoir du dirigeant suisse lors de l’élection de 2027.
Une contestation grandissante mais rarement publique
Selon Romain Molina, de nombreux présidents de fédérations critiqueraient aujourd’hui Gianni Infantino en privé tout en continuant à lui apporter publiquement leur soutien. Il estime que plusieurs dirigeants privilégient leurs intérêts personnels, notamment l’accès aux commissions de la FIFA et aux responsabilités internationales, plutôt que de s’opposer ouvertement au président. Le journaliste considère que la fonction présidentielle n’a jamais occupé une place aussi importante au sein de l’organisation, au détriment de l’institution elle-même.
Il revient également sur plusieurs décisions prises durant la Coupe du monde, notamment une mi-temps de finale ayant largement dépassé les quinze minutes prévues par le règlement, qu’il présente comme l’illustration d’une application des règles devenue variable selon les intérêts politiques du moment. À ses yeux, cette gestion nourrit le mécontentement grandissant de plusieurs fédérations nationales.
L’UEFA et l’Afrique au cœur des rapports de force
Une large partie de l’analyse est consacrée aux tensions entre la FIFA et l’UEFA. Romain Molina évoque notamment les positions critiques de plusieurs fédérations européennes, dont la Norvège et la Suède, ainsi que les réserves exprimées par certains dirigeants allemands et hongrois. Il souligne toutefois que, malgré ces désaccords, aucun responsable ne semble aujourd’hui prêt à se déclarer officiellement candidat face à Gianni Infantino.
Le journaliste considère également que le continent africain jouera un rôle déterminant dans la prochaine élection présidentielle de la FIFA. Il décrit une Confédération africaine de football (CAF) traversée par de fortes rivalités internes, évoquant les ambitions de plusieurs dirigeants ainsi que les tensions autour du président Patrice Motsepe. Selon lui, plusieurs responsables africains seraient aujourd’hui partagés entre leur fidélité à Gianni Infantino et la volonté de faire évoluer les équilibres de pouvoir au sein de la FIFA.
Qui pourrait affronter Gianni Infantino ?
Dans la dernière partie de la vidéo, Romain Molina s’interroge sur les profils susceptibles de se présenter face au président sortant. Il évoque notamment le nom de Nasser Al-Khelaïfi, tout en soulignant les nombreuses incertitudes politiques entourant une éventuelle candidature. Il affirme également que Gianni Infantino chercherait à modifier les statuts de la FIFA afin de pouvoir briguer un quatrième mandat, grâce notamment au soutien d’une partie des fédérations africaines.
Pour conclure, Romain Molina estime que le football mondial est devenu un véritable instrument de pouvoir où les enjeux sportifs sont désormais étroitement liés aux intérêts diplomatiques, économiques et géopolitiques. Si la contestation contre Gianni Infantino existe bien, il considère que l’absence d’un adversaire crédible et capable de fédérer les différentes confédérations constitue, à ce stade, le principal obstacle à une alternance à la tête de la FIFA.
La rédaction
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