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Daphné Bürki défend Drag Race France : « On est dans une vraie mission de service public »

Par La rédaction Publié le 25 Juil 2026 à 09h49 3 min de lecture
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Daphné Bürki défend Drag Race France : « On est dans une vraie mission de service public »
Daphné Bürki défend Drag Race France : « On est dans une vraie mission de service public »

Diffusée depuis le 8 juillet sur France.tv et chaque jeudi en deuxième partie de soirée sur France 2, la quatrième saison de Drag Race France poursuit son installation dans le paysage audiovisuel français. À cette occasion, Daphné Bürki est revenue sur le succès du concours de drag queens, tout en répondant aux critiques de ceux qui estiment que ce programme n’a pas sa place sur une chaîne du service public.

Un succès qui dépasse les audiences linéaires

Depuis son lancement, la nouvelle saison rassemble plusieurs centaines de milliers de téléspectateurs chaque semaine. Le troisième épisode, diffusé le 23 juillet, a réuni 487 000 téléspectateurs, soit 9,7 % de part d’audience. Des performances comparables aux saisons 2 et 3, qui s’étaient stabilisées autour de 460 000 téléspectateurs en moyenne en deuxième partie de soirée, tout en réalisant une grande partie de leur audience en replay sur france.tv.

Pour Daphné Bürki, l’impact de l’émission va bien au-delà des chiffres. Dans un entretien accordé à Télé 7 Jours, l’animatrice explique qu’elle ne s’attendait pas à un tel engouement autour du programme. Selon elle, Drag Race France a contribué à mettre en lumière l’art du drag et à favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’artistes.

« Un pouvoir pédagogique immense »

Face aux critiques récurrentes sur la présence du programme sur une chaîne publique, Daphné Bürki assume pleinement la ligne éditoriale de l’émission. « Le programme a un pouvoir pédagogique immense. Tout ce qui se dit dans cette émission ne se dit pas forcément ailleurs, à voix haute et avec autant de panache », affirme-t-elle.

L’animatrice considère que Drag Race France participe pleinement aux missions du service public en favorisant une meilleure connaissance de la communauté LGBTQIA+. « On est dans une vraie mission de service public qui sensibilise sur la communauté queer en profondeur », poursuit-elle, estimant que les attaques visant le programme s’inscrivent dans une remise en cause plus large des minorités.

Le plus gros succès de flux de france.tv

Le débat autour de l’émission avait déjà été relancé en février dernier lors d’une audition parlementaire consacrée à la neutralité du service public. Le député Charles Alloncle avait alors interrogé les dirigeants de France Télévisions sur la légitimité du programme, évoquant notamment des audiences qu’il jugeait insuffisantes.

Une analyse immédiatement contestée par Jean-François Rubinstein, président d’Endemol France, producteur de l’émission. Celui-ci avait rappelé que Drag Race France constituait « le plus gros succès en termes de programmes de flux sur la plateforme france.tv », confirmant que l’essentiel de son public se trouve désormais sur le numérique plutôt qu’en diffusion linéaire.

Avec cette quatrième saison, Drag Race France confirme ainsi son statut de programme emblématique de l’offre numérique de France Télévisions. Un succès qui dépasse les audiences traditionnelles et que Daphné Bürki considère comme une démonstration de la capacité du service public à proposer des formats à la fois divertissants, culturels et engagés.

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