f in
Animateurs

Guillaume Pley contre-attaque : le fondateur de « Legend » porte plainte contre « Le Monde », « Les Inrockuptibles » et le youtubeur TPZ

Par La rédaction Publié le 13 Août 2026 à 10h18 4 min de lecture
Partager
Guillaume Pley contre-attaque : le fondateur de « Legend » porte plainte contre « Le Monde », « Les Inrockuptibles » et le youtubeur TPZ
Guillaume Pley contre-attaque : le fondateur de « Legend » porte plainte contre « Le Monde », « Les Inrockuptibles » et le youtubeur TPZ

Après plusieurs jours de révélations et de témoignages mettant en cause son comportement passé ainsi que les méthodes de management au sein de « Legend », Guillaume Pley passe à l’offensive judiciaire. L’ancien animateur de NRJ conteste les accusations et annonce plusieurs plaintes en diffamation.

La bataille se déplace désormais sur le terrain judiciaire. Guillaume Pley, fondateur du média « Legend », a décidé de déposer plusieurs plaintes en diffamation à la suite des enquêtes publiées à son sujet. Selon les informations rapportées par plusieurs médias et reprises par Puremédias, les procédures visent notamment « Le Monde », « Les Inrockuptibles » et le youtubeur TPZ. Ces publications ont relayé ces dernières semaines différentes accusations concernant l’ancien animateur, parmi lesquelles des échanges présentés comme étant à caractère sexuel avec des adolescentes mineures.

Cette riposte intervient après une nouvelle enquête du « Monde » consacrée à des conversations remontant notamment à 2011. Le quotidien affirme avoir consulté des échanges provenant du compte Facebook de Guillaume Pley avec une adolescente qui indiquait avoir 14 ans. L’animateur conteste plus largement la présentation des accusations portées contre lui. Son avocate, Jade Dousselin, affirme que Guillaume Pley et la société « Legend » entendent poursuivre les médias ayant, selon eux, présenté comme établies des accusations qu’ils considèrent comme « graves et mensongères ».

La défense insiste sur l’accès de plusieurs personnes aux comptes

Au centre de la stratégie de défense figure la question de la gestion des réseaux sociaux de Guillaume Pley. Dans un communiqué publié le 8 août, l’animateur avait reconnu certaines erreurs dans la manière dont son équipe et lui échangeaient avec leur public, tout en affirmant que plusieurs comptes sociaux étaient cogérés par ses collaborateurs. Son entourage soutient ainsi qu’il n’est pas possible d’attribuer automatiquement à Guillaume Pley l’ensemble des messages envoyés depuis ces comptes.

Sa défense affirme disposer d’éléments allant dans ce sens. Deux témoignages écrits et anonymisés auraient notamment été communiqués à BFMTV. L’un, attribué à un ancien manager des équipes de NRJ, contesterait l’idée selon laquelle Guillaume Pley administrait seul ses réseaux sociaux. Son entourage avance également que des recherches auraient permis d’identifier au moins quatre appareils connectés à certains comptes, dont un Mac et trois PC. Trois de ces appareils auraient utilisé une adresse IP liée à NRJ.

D’anciens collaborateurs contestent cette version

Mais cette ligne de défense est vivement contestée par plusieurs personnes ayant travaillé avec Guillaume Pley. Florent Le Gars, ancien membre de son équipe sur NRJ, a notamment affirmé que les collaborateurs n’avaient pas accès aux messages privés concernés et refuse que la responsabilité des échanges puisse être reportée sur l’équipe. Une position également défendue publiquement par d’autres anciens collaborateurs.

Amina Kasimi, ancienne employée de NRJ, a elle aussi rejeté cette version. Ces prises de parole fragilisent publiquement l’argument d’une gestion collective des comptes, sans permettre à elles seules de déterminer juridiquement l’auteur de chaque message. C’est précisément l’un des points qui pourrait devenir central dans la confrontation entre Guillaume Pley, ses anciens collaborateurs et les médias ayant enquêté sur l’affaire.

Une affaire désormais médiatique et judiciaire

Le dépôt de plaintes marque donc une nouvelle étape. Il ne signifie pas que les accusations publiées par les médias sont fausses, pas davantage qu’il établit leur véracité : une plainte en diffamation ouvre une confrontation judiciaire sur les publications contestées, au cours de laquelle les différentes parties pourront défendre leurs éléments et leurs méthodes.

Pour Guillaume Pley, dont « Legend » compte 3,7 millions d’abonnés selon les données citées dans l’article, l’enjeu dépasse désormais son passé à NRJ. La succession d’enquêtes touche directement l’image de son média et de son fondateur. Après plusieurs jours de bataille par communiqués, témoignages et publications sur les réseaux sociaux, l’affaire pourrait ainsi connaître un nouveau chapitre devant la justice.

Partager cet article
La rédaction

La rédaction

L'actualité des médias en France : télévision, radio, presse, numérique et business. Audiences, coulisses, nominations... L'essentiel chaque jour !

Voir tous les articles de La rédaction →

À lire aussi