Thomas Joubert se confie à Aimé Kaniki pour sa première interview depuis son départ de BFMTV
Pour sa première interview depuis son départ du groupe BFM, le 15 juillet dernier, Thomas Joubert a choisi de se confier longuement à Entrevue par Aimé Kaniki, directeur de la publication de TVMag.info. Après près de trois décennies passées entre radio et télévision, l’ancien visage d’i>Télé, d’Europe 1, de BFM Paris et de BFMTV revient sur les grandes étapes de son parcours, mais aussi sur les raisons qui l’ont conduit à tourner une page importante de sa carrière. Il évoque notamment son passage à Europe 1, qu’il considère comme l’une de ses expériences professionnelles les plus marquantes.
Au fil de l’entretien, Thomas Joubert revient également sur ses années à la tête et au sein du « Grand Direct des médias », émission qui reste étroitement associée à son parcours. Il confie toujours regretter son arrêt et estime que ce rendez-vous aurait pu continuer à exister. Le journaliste analyse aussi la disparition progressive des grandes émissions consacrées aux médias, qu’il attribue notamment à l’évolution des usages et au recul de la télévision comme centre unique de l’attention du public.
« Il y a plus de place pour le commentaire que pour les faits »
Thomas Joubert porte aussi un regard critique sur l’évolution des chaînes d’information en continu. Après seize années passées dans cet univers, il regrette une uniformisation croissante des formats et une place devenue selon lui trop importante pour les débats en plateau. « Ce que je déplore un peu, c’est ce “blabla” permanent qui a tendance à se généraliser », explique-t-il, tout en estimant que BFM conserve encore une véritable culture du terrain. Il considère également que les chaînes accordent aujourd’hui davantage d’espace au commentaire qu’aux faits et à l’analyse.
Depuis son départ de BFM, Thomas Joubert veut désormais se consacrer davantage à la création et à la production éditoriale. Il travaille sur plusieurs concepts pouvant aller des émissions aux formats destinés aux réseaux sociaux, en passant par le documentaire et la radio numérique. Un changement assumé pour celui qui explique ne plus rechercher prioritairement une place devant la caméra. Après 28 ans de carrière, il souhaite désormais se définir davantage comme un « concepteur », avec l’envie de retrouver une liberté créative qu’il juge plus difficile à exercer dans le rythme permanent de l’information en continu.




