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Coupe du monde 2026 : le coup de gueule de Marie Portolano relance le débat sur la place des femmes dans les médias sportifs

Par Éléonore kervadec Publié le 11 Juin 2026 à 20h07 3 min de lecture
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Coupe du monde 2026 : le coup de gueule de Marie Portolano relance le débat sur la place des femmes dans les médias sportifs
Coupe du monde 2026 : le coup de gueule de Marie Portolano relance le débat sur la place des femmes dans les médias sportifs (Image : 20 Minutes)

À quelques heures du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, Marie Portolano a relancé un débat récurrent dans le paysage médiatique sportif français. Dans une tribune publiée dans Libération il y a 3 jours, la journaliste dénonce la très faible représentation des femmes parmi les professionnels envoyés sur place pour couvrir la compétition. Selon les chiffres qu’elle avance, seuls dix femmes figureraient parmi les 150 journalistes français accrédités pour suivre le Mondial aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Un constat que l’ancienne figure de Canal+, passée par M6 puis France Télévisions, juge difficilement justifiable en 2026.

Ce n’est pas la première fois que Marie Portolano interpelle le secteur sur ces questions. Son documentaire Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste, diffusé en 2021 sur Canal+, avait marqué les rédactions sportives françaises et ouvert un débat durable sur la place des femmes dans les médias de sport. À l’approche du Mondial 2026, la journaliste estime que les grandes compétitions restent encore un révélateur des inégalités persistantes au sein de la profession.

Un sujet qui dépasse le seul cadre de la Coupe du monde

Les chiffres avancés par Marie Portolano ont trouvé un écho important auprès de nombreuses journalistes sportives. Dans sa tribune, elle souligne notamment que la situation est encore plus marquée dans la presse écrite, où seules deux femmes seraient présentes parmi environ 80 journalistes envoyés sur place. À travers cette dénonciation, c’est toute la question de l’accès aux postes les plus exposés du journalisme sportif qui ressurgit. Malgré une présence féminine plus visible à l’antenne qu’il y a une quinzaine d’années, les grandes compétitions internationales restent encore largement couvertes par des équipes majoritairement masculines.

Le débat intervient alors que les diffuseurs investissent massivement dans la Coupe du monde 2026. TF1, M6, beIN Sports, RMC ou encore les grands titres de presse ont mobilisé des moyens importants pour couvrir l’événement le plus suivi de la planète football. Dans ce contexte, la tribune de Marie Portolano pose une question qui dépasse largement le seul Mondial : celle de la diversité des profils choisis pour représenter les rédactions lors des grands rendez-vous sportifs. Un sujet qui continue de traverser l’ensemble du secteur audiovisuel français et qui pourrait alimenter les discussions bien après la finale du 19 juillet prochain.

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Éléonore kervadec

Éléonore kervadec

Éleonore Kervadec est journaliste de formation et spécialiste de la communication. Après plusieurs années au sein de directions de la communication de sociétés de production audiovisuelle, elle s’est imposée comme une experte des stratégies d’image, des relations publiques et de la valorisation de contenus médiatiques.

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