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Thomas Sotto, grand perdant de la rentrée média 2026 ?

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Thomas Sotto, grand perdant de la rentrée média 2026 ?
Thomas Sotto, grand perdant de la rentrée média 2026 ?

Après avoir longtemps réussi à rebondir d’une grande antenne à l’autre, Thomas Sotto traverse une rentrée 2026 beaucoup plus compliquée. Écarté de la matinale de RTL après des audiences décevantes et sans nouveau rendez-vous majeur à la rentrée, le journaliste paie aussi une image professionnelle fragilisée depuis l’enquête publiée en 2024 sur son management à « Télématin ». Dans le petit milieu audiovisuel parisien, son nom reste désormais associé autant à son parcours qu’aux polémiques ayant marqué ses dernières années.

Pendant longtemps, Thomas Sotto a semblé capable de toujours retrouver une place importante. RTL, Europe 1, BFMTV, France 2 puis de nouveau RTL : le journaliste a enchaîné les postes stratégiques et les rendez-vous exposés. Son arrivée à la tête de « RTL Matin » en août 2024 devait encore confirmer cette capacité à rebondir, après trois saisons passées à « Télématin ».

Deux ans plus tard, le tableau est beaucoup moins favorable. RTL a décidé de ne pas poursuivre avec lui à la tête de sa matinale. Sur la vague janvier-mars 2026, Thomas Sotto réunissait environ 1,11 million d’auditeurs, soit 89 000 de moins qu’un an auparavant et très loin de France Inter, créditée de 1,87 million sur la même tranche. Son départ a été décidé par la direction de la station.

Une rentrée 2026 sans grand point de chute

La rupture est d’autant plus spectaculaire qu’au début du mois d’août, Le Parisien consacrait un article aux figures laissées sans poste majeur après le mercato. Thomas Sotto y apparaissait comme l’un des cas les plus commentés. Une ancienne collègue de France Télévisions expliquait que beaucoup se demandaient ce qu’il allait désormais pouvoir faire, tandis qu’un ancien patron soulignait qu’il avait toujours su rebondir jusque-là, mais qu’il n’y parvenait cette fois plus.

C’est ce contraste qui fait de lui l’un des perdants les plus visibles de cette rentrée. En 2024, il prenait la succession d’Yves Calvi à la tête de l’une des matinales les plus prestigieuses du pays. Deux ans plus tard, cette exposition quotidienne a disparu sans qu’un poste équivalent ne soit venu compenser son départ.

L’enquête de 2024 sur son management continue de peser

À cette fragilité professionnelle s’ajoute une affaire qui a durablement abîmé son image dans le secteur. En juillet 2024, Télérama avait publié une enquête dans laquelle plusieurs collaborateurs et anciens collaborateurs de « Télématin » dénonçaient son comportement en interne.

Certains témoignages faisaient état d’une « pression constante », d’un management décrit comme « toxique », de colères et de débriefs vécus comme humiliants. Un collaborateur expliquait notamment : « Il y a de sa part de l’irrespect, des colères froides, il dénigre le travail ». D’autres décrivaient un climat de peur au sein de l’équipe.

Thomas Sotto avait contesté cette présentation et s’était dit « blessé » par les accusations. Il n’a jamais été établi que ces témoignages relevaient d’une faute juridique ou disciplinaire. Mais dans un secteur où les recrutements se jouent beaucoup sur la réputation interne et la capacité à fédérer des équipes, une telle enquête peut laisser des traces bien au-delà de sa publication initiale.

Une réputation devenue plus compliquée dans le milieu

Il serait en revanche excessif d’affirmer comme un fait établi que le journaliste aurait « mauvaise presse dans tout Paris ». Cette formule relève davantage d’une appréciation du milieu que d’une donnée objectivable. Ce que l’on peut documenter, en revanche, c’est que son nom est devenu beaucoup plus discuté dans les rédactions depuis 2024.

L’enquête de Télérama, largement reprise par les médias, a installé une image de manager exigeant, parfois jugé brutal par certains anciens collaborateurs. Son départ de RTL pour raisons d’audience, puis l’absence de nouveau poste majeur à la rentrée, ont ensuite nourri l’idée d’un journaliste dont la cote s’est érodée dans les états-majors audiovisuels.

Le Parisien relevait d’ailleurs en août 2026 que son cas était particulièrement commenté dans le milieu, précisément parce qu’un professionnel habitué à retrouver rapidement une grande antenne semblait cette fois rencontrer beaucoup plus de difficultés.

De « Télématin » à RTL, deux années qui ont changé son statut

Le retournement est rapide. En 2024, Thomas Sotto quitte « Télématin » alors qu’il était encore considéré comme l’un des piliers de la matinale de France 2. Son départ intervient peu après la publication de l’enquête sur son management, même si son recrutement par RTL avait alors été présenté comme un nouveau défi professionnel.

Sa première rentrée sur RTL avait même été plutôt favorablement accueillie, avec une antenne jugée fluide et complice aux côtés d’Amandine Bégot. Mais les résultats d’audience n’ont pas suffisamment progressé pour convaincre la direction de prolonger l’expérience.

Un grand perdant de la rentrée, pas forcément de la suite

Qualifier Thomas Sotto de « grand perdant de la rentrée média 2026 » se justifie donc par l’accumulation des signaux : perte d’une matinale stratégique, audiences en baisse, absence de nouvelle exposition quotidienne et réputation professionnelle fragilisée par les témoignages venus de « Télématin ».

Cela ne signifie pas pour autant que sa carrière est terminée. Son expérience de l’information, des matinales et des grandes interviews reste importante. Mais pour la première fois depuis longtemps, Thomas Sotto aborde une saison sans poste à la hauteur de ceux qu’il occupait encore récemment. Et dans un mercato où la réputation interne compte presque autant que les audiences, les affaires de management qui l’accompagnent depuis 2024 constituent désormais un élément impossible à dissocier de son image professionnelle.

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