Romain Molina relance le débat sur la CAN : pourquoi le journaliste annonce un retour au rythme biennal
Dans une vidéo publiée le 9 octobre 2026 sur sa chaîne YouTube, Romain Molina affirme que la Confédération africaine de football prépare déjà un retour à une Coupe d’Afrique des nations organisée tous les deux ans. Une information développée pendant près de quinze minutes par le journaliste indépendant, qui met en cause les rapports de force entre la CAF, la FIFA et l’UEFA et insiste sur les enjeux financiers considérables entourant la compétition.
Suivi par plus de 563 000 abonnés sur YouTube, Romain Molina s’est imposé depuis plusieurs années comme l’un des journalistes indépendants les plus suivis lorsqu’il s’agit des coulisses du football international et des fédérations. Sa vidéo consacrée à l’avenir de la CAN avait déjà dépassé les 140 000 vues deux jours après sa publication. Le journaliste y défend une thèse claire : moins d’un an après avoir annoncé le passage de la compétition à un rythme quadriennal, la CAF serait en train de préparer le mouvement inverse.
Selon Molina, le premier changement avait lui-même été décidé dans des conditions contestables. Il affirme qu’aucun vote des 54 fédérations membres n’avait précédé l’annonce du passage à une CAN tous les quatre ans et estime que cette orientation répondait en partie aux attentes de la FIFA et des clubs européens, souvent critiques envers la libération régulière des internationaux africains.
Romain Molina pointe le poids économique de la CAN
Le cœur de son analyse repose surtout sur l’économie de la compétition. La CAN constitue l’une des principales sources de revenus de la Confédération africaine de football. La conserver tous les deux ans signifie multiplier les droits audiovisuels, les contrats de sponsoring et les recettes commerciales. L’espacer de quatre ans revenait donc, selon lui, à affaiblir directement les finances de la CAF et de nombreuses fédérations nationales.
Le journaliste souligne également le rôle de la compétition dans les investissements publics réalisés autour du football africain. Une CAN régulière peut pousser les États à moderniser les stades, les centres d’entraînement et les infrastructures sportives. Selon Molina, la majorité des présidents de fédérations africaines étaient donc favorables au maintien du cycle de deux ans, notamment pour des raisons financières.
Une vidéo très politique sur les rapports entre FIFA et CAF
Mais Romain Molina ne limite pas son propos aux questions économiques. Une grande partie de sa vidéo porte sur les relations entre la FIFA, l’UEFA et la CAF. Il estime que les décisions successives concernant la CAN ont davantage suivi les rapports de force entre les grandes instances du football mondial que les seuls intérêts sportifs africains.
Il met notamment en cause l’influence de Gianni Infantino et la marge de manœuvre du président de la CAF, Patrice Motsepe. Le journaliste présente le possible retour à une CAN biennale comme le résultat d’une évolution du rapport de forces entre la FIFA et l’UEFA. Ces accusations et interprétations sont celles de Romain Molina et ne constituent pas, en elles-mêmes, des faits officiellement établis par les instances concernées.
La Ligue des nations africaine déjà fragilisée ?
Autre conséquence soulevée par Molina : le devenir d’une éventuelle Ligue des nations africaine. Cette nouvelle compétition devait notamment s’intégrer dans un calendrier où la CAN aurait lieu tous les quatre ans. Si le tournoi continental retrouve finalement son rythme biennal, l’utilité et la place de cette Ligue des nations deviennent beaucoup moins évidentes.
Pour Molina, le problème est là encore économique. Il estime que cette compétition nouvelle ne pourrait pas générer les mêmes revenus que la CAN, une marque déjà installée et suivie mondialement. Le journaliste y voit le signe d’une stratégie qui aurait été élaborée sans vision suffisamment stable à long terme.
Un nouveau coup médiatique pour Romain Molina
Au-delà du dossier de la CAN, cette vidéo illustre aussi le positionnement médiatique particulier de Romain Molina. Le journaliste ne passe pas par une rédaction sportive traditionnelle pour diffuser ses informations et ses analyses : il s’adresse directement à une communauté de plusieurs centaines de milliers de personnes sur YouTube et les réseaux sociaux.
Cette indépendance lui permet de consacrer de longues séquences à la gouvernance des fédérations, aux équilibres politiques et aux enjeux économiques, des sujets souvent moins présents dans les formats sportifs classiques. Elle implique aussi que certaines de ses révélations reposent sur des informations internes ou des sources qu’il ne peut pas rendre publiques immédiatement.
Dans le cas de la CAN, Molina ne présente donc pas simplement un changement de calendrier. Il raconte surtout les coulisses supposées d’une bataille de pouvoir entre dirigeants du football mondial. Et si la CAF confirme effectivement dans les prochains mois le maintien d’une Coupe d’Afrique tous les deux ans, cette vidéo prendra une dimension particulière : celle d’une information sortie en amont par un journaliste devenu, depuis sa propre chaîne YouTube, un média sportif à part entière.




