Tarek Mami, fondateur et président de France Maghreb 2, est mort à 71 ans
Cofondateur de France Maghreb et président de France Maghreb 2, Tarek Mami est décédé le 27 septembre 2026 à l’âge de 71 ans. Journaliste et ancien secrétaire national du SIRTI, il avait consacré une grande partie de sa carrière à défendre les radios indépendantes et la diversité des voix à l’antenne.
France Maghreb 2 a perdu l’un des artisans de son histoire. La station a annoncé la disparition de Tarek Mami, mort après une longue maladie, dimanche 27 septembre. Dans l’hommage publié sur son site, son équipe rappelle son attachement à une radio accessible, proche de ses auditeurs et ouverte à plusieurs générations. Elle souligne également son rôle auprès des jeunes issus de l’immigration, qu’il accompagnait et encourageait dans leur parcours professionnel.
L’aventure avait commencé en 1987, lorsqu’il avait cofondé France Maghreb avec Brahim Hadj Smail. Devenue France Maghreb 2, la station occupait une place centrale dans la vie de ce journaliste, également passé par le droit et engagé dans le monde associatif. Son ambition dépassait la seule gestion d’une antenne : il voulait permettre aux publics franco-maghrébins de disposer d’un espace d’information et de débat, tout en élargissant la diffusion de ses programmes à travers la France.
Un engagement pour l’avenir des radios indépendantes
Son parcours était aussi celui d’un représentant de la profession. Secrétaire national du SIRTI de 2009 à 2018, Tarek Mami avait participé aux discussions sur le développement des radios indépendantes et leur transition numérique. Lors d’une table ronde organisée au Sénat en janvier 2010, il avait notamment défendu l’accès gratuit à la radio, rappelant son importance pour les personnes malades ou incarcérées. Derrière les questions de diffusion et de couverture du territoire, il insistait sur la fonction sociale de ce média et sur la possibilité de toucher des auditeurs jusque-là éloignés de certaines antennes.
À l’annonce de sa disparition, le SIRTI a salué la mémoire d’un « défenseur déterminé des radios indépendantes ». Le syndicat a rappelé son investissement dans la représentation de la diversité de la société française et son attachement au dialogue. Cet hommage souligne la place qu’il avait prise au-delà de sa propre station, dans les débats et les combats collectifs du secteur radiophonique.
La presse professionnelle lui a également rendu hommage. La Lettre Pro de la Radio évoque un habitué du Paris Radio Show, attaché aux rencontres entre professionnels et à la transmission. Entre son travail de journaliste, la direction de France Maghreb 2 et ses responsabilités syndicales, Tarek Mami avait ainsi traversé plusieurs décennies de transformations de la radio française, en conservant la proximité avec les auditeurs au cœur de son engagement.



