Aller au contenu

Télévision · Radio · Presse · Numérique

Tout le fil d’actualité
À la uneL'actualité des médias

Cyril Hanouna s’en prend à un journaliste de Ouest-France, la direction du quotidien dénonce une « intimidation »

La tension monte entre Cyril Hanouna et Ouest-France. Après une séquence diffusée mardi 20 octobre dans « Tout beau tout n9uf » sur W9, au cours de laquelle…

Lire l'article
Streaming

« La Fièvre » : la série de Canal+ sur le football, les médias et la guerre des récits à voir sur myCANAL

Partager
« La Fièvre » : la série de Canal+ sur le football, les médias et la guerre des récits à voir sur myCANAL
« La Fièvre » : la série de Canal+ sur le football, les médias et la guerre des récits à voir sur myCANAL

Diffusée initialement sur Canal+ en 2024, « La Fièvre » est aujourd’hui disponible en intégralité sur myCANAL. Créée par Éric Benzekri, déjà à l’origine de « Baron noir », la série utilise un scandale dans le monde du football pour raconter une autre bataille : celle de la communication, des réseaux sociaux, de la polarisation politique et du contrôle du récit médiatique.

Tout commence lorsqu’une star du Racing Paris, Fodé Thiam, assène un coup de tête à son entraîneur et l’insulte publiquement. La scène est filmée, reprise partout et devient immédiatement une affaire nationale. Le club, pris dans la tempête, fait appel à Sam Berger, une spécialiste de la communication de crise chargée de contenir l’incendie.

Face à elle se dresse Marie Kinsky, ancienne proche devenue adversaire, qui choisit au contraire d’exploiter l’affaire pour nourrir les fractures identitaires et sociales. Dès lors, la série quitte rapidement le simple terrain du football pour entrer dans une mécanique beaucoup plus large, où chaque image, chaque formule et chaque prise de parole peut faire basculer l’opinion.

Le football comme déclencheur d’une crise médiatique

« La Fièvre » n’est donc pas vraiment une série sportive. Le football sert surtout de point de départ à une réflexion sur les médias contemporains et leur capacité à transformer un incident en phénomène national. Chaînes d’information, réseaux sociaux, politiques, éditorialistes, influenceurs et communicants participent tous à la construction d’un récit concurrent.

C’est précisément là que la série trouve sa force. Elle montre comment une crise peut être amplifiée, simplifiée puis récupérée jusqu’à dépasser totalement l’événement d’origine. Ce qui compte n’est plus seulement ce qui s’est passé, mais la manière dont chaque camp parvient à imposer son interprétation.

Deux communicantes au cœur de la bataille

Le face-à-face entre Nina Meurisse, qui incarne Sam Berger, et Ana Girardot, dans le rôle de Marie Kinsky, constitue le moteur de la série. La première tente d’empêcher l’escalade, tandis que la seconde maîtrise parfaitement les codes de la provocation et de la viralité pour faire monter la tension.

Autour d’elles, Benjamin Biolay interprète le président du club, tandis qu’Alassane Diong prête ses traits à Fodé Thiam. La série compte six épisodes d’environ 52 minutes, tous disponibles sur myCANAL pour les abonnés Canal+.

Une série très actuelle sur le pouvoir des plateformes

Avec « La Fièvre », Éric Benzekri prolonge en quelque sorte le travail entrepris avec « Baron noir ». Après les coulisses du pouvoir politique, il s’intéresse cette fois au pouvoir médiatique et à la manière dont les plateformes ont changé le débat public.

La série décrit un univers où la réputation se construit en temps réel, où une séquence virale peut devenir plus importante que les faits eux-mêmes et où les professionnels de la communication jouent parfois un rôle aussi stratégique que les responsables politiques.

Disponible aujourd’hui sur myCANAL, « La Fièvre » reste particulièrement actuelle par les questions qu’elle pose sur la fabrication de l’opinion, les réseaux sociaux et la transformation du débat public en affrontement permanent. Une série politique sans être une série politique, et sportive sans vraiment parler de sport.

Partager cet article

Votre article, prêt à partager.

Téléchargez le visuel, puis ajoutez-le à votre publication Instagram. Vous pouvez aussi copier la légende avec le lien de l'article.

Prolongez la lecture