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Assita Ouattara, gagnante de « L’Arène » sur Netflix : « Mon surnom, c’est Racaillou »

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Assita Ouattara, gagnante de « L’Arène » sur Netflix : « Mon surnom, c’est Racaillou »
Assita Ouattara, gagnante de « L’Arène » sur Netflix : « Mon surnom, c’est Racaillou »

Grande gagnante de « L’Arène », la série de Netflix consacrée au MMA amateur, Assita Ouattara s’apprête désormais à franchir le cap professionnel. À 30 ans, l’ingénieure informatique a remporté 100 000 euros et un contrat professionnel dans une ligue de son choix. Toujours engagée chez les amateurs, elle vise d’abord l’or mondial avant de se lancer chez les pros début 2027.

Discrète pendant l’émission mais redoutable dans la cage, Assita Ouattara a terminé l’aventure avec un bilan parfait de 13 victoires pour aucune défaite. Sa finale a confirmé les qualités entrevues tout au long de la compétition : maîtrise de la lutte, lucidité tactique et capacité à s’adapter à son adversaire. Elle raconte avoir particulièrement travaillé son cardio et évité de chercher l’échange debout face à une combattante beaucoup plus grande qu’elle.

Depuis la fin du tournage, gardée secrète pendant plus d’un an, la Française n’a pas levé le pied. Elle a poursuivi son activité d’ingénieure informatique tout en continuant à s’entraîner et à combattre. Cinq nouveaux combats, cinq victoires, un titre de championne de France et désormais une qualification pour les Championnats du monde amateurs, organisés du 1er au 7 novembre à Tbilissi, en Géorgie.

Du judo au MMA presque par hasard

Le parcours d’Assita Ouattara dans les sports de combat a commencé bien avant « L’Arène ». Elle découvre le judo à 11 ans, devient ceinture noire à 15 ans, puis se tourne vers le jiu-jitsu brésilien pendant ses études. Après une pause liée au Covid, elle reprend par la lutte avant qu’on lui conseille de tenter le MMA.

La percussion n’était pourtant pas son terrain favori à l’origine. Mais son évolution lui a permis de devenir une combattante plus complète. Elle continue aujourd’hui à travailler son striking, qu’elle considère comme l’un des secteurs dans lesquels elle devait le plus progresser.

« Racaillou », un surnom venu de Pokémon

Assita Ouattara possède aussi un surnom particulièrement inattendu : « Racaillou ». Une référence au célèbre Pokémon, choisi en raison de ses « gros bras et une grosse tête », plaisante-t-elle. Une manière aussi de rappeler qu’elle refuse de prendre son sport trop au sérieux en dehors de la cage.

Derrière cette légèreté, les ambitions restent élevées. La gagnante de « L’Arène » veut se mesurer aux meilleures et ne fixe aucune limite précise à sa future carrière professionnelle. Elle sait néanmoins que le passage chez les pros représentera un changement de niveau important et s’attend à des combats beaucoup plus difficiles.

Une visibilité nouvelle pour le MMA féminin

Assita Ouattara assume également le rôle que son parcours peut jouer dans la médiatisation du MMA féminin. Elle reconnaît s’attendre à une exposition inférieure à celle du vainqueur masculin de l’émission, mais se dit finalement davantage sollicitée qu’elle ne l’imaginait.

Elle considère surtout que « L’Arène » peut contribuer à donner davantage de visibilité aux combattantes. « De mon histoire et de ce que j’ai montré, j’espère pouvoir inspirer le maximum de personnes », explique-t-elle, en particulier celles qui hésitent à se lancer.

La célébrité n’est toutefois pas son objectif principal. Assita Ouattara assure avoir participé à l’émission pour se prouver des choses à elle-même et non pour devenir une personnalité médiatique. Son prochain objectif est désormais clair : décrocher l’or aux Mondiaux amateurs avant de rejoindre officiellement les rangs professionnels au début de l’année 2027.

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