Guillaume Meurice interpellé en Belgique : une plaisanterie sur la police à l’origine de l’incident ?
L’humoriste français Guillaume Meurice a été interpellé par la police belge dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 octobre 2026, à Liège, après un échange tendu avec plusieurs agents. L’ancien chroniqueur de France Inter, aujourd’hui animateur de l’émission La Dernière sur Radio Nova, se trouvait dans le quartier du Carré lorsqu’il a été contrôlé par une patrouille. Selon les autorités locales, il aurait adopté une attitude jugée « moqueuse » envers des policiers qui procédaient à une intervention et refusé de s’éloigner malgré plusieurs demandes. Une version que l’humoriste conteste, affirmant avoir simplement fait une remarque ironique après avoir assisté à une interpellation. L’incident s’est déroulé vers deux heures du matin, devant le café Warzone, un établissement situé dans un secteur particulièrement fréquenté de la vie nocturne liégeoise. Guillaume Meurice était présent en Belgique avec l’astrophysicien Éric Lagadec, avec lequel il avait donné quelques heures auparavant une représentation de leur spectacle Vers l’infini (mais pas au-delà) au Forum de Liège. Les deux hommes ont depuis livré leur propre récit des événements, faisant apparaître des différences importantes avec celui des policiers.
D’après les éléments communiqués par la police liégeoise à l’agence de presse belge Belga, Guillaume Meurice se serait approché d’agents qui procédaient au contrôle d’identité d’une autre personne. Les fonctionnaires lui auraient demandé à plusieurs reprises de s’écarter pour leur permettre de poursuivre leur intervention dans de bonnes conditions. L’humoriste aurait alors répondu par des plaisanteries et adopté une attitude considérée comme provocatrice par les policiers. Face à son comportement, les agents l’auraient conduit quelques mètres plus loin afin de procéder à son identification et à un contrôle, avant de lui demander de quitter le quartier. Les autorités précisent que les policiers ignoraient l’identité médiatique de l’intéressé au moment des faits. Elles décrivent également un climat particulièrement tendu autour de l’établissement, avec des insultes dirigées contre les forces de l’ordre et des jets de verres de bière. Ces agissements ne sont cependant pas personnellement imputés à Guillaume Meurice. La police indique par ailleurs que les interventions ont été filmées et que les images ont été conservées, ce qui pourrait permettre d’éclaircir les circonstances exactes du contrôle.
« La police belge, c’est pas mieux que la nôtre » : l’humoriste ironise sur son contrôle
Guillaume Meurice n’a pas tardé à réagir publiquement à cet incident. Sur Facebook, il a diffusé une photographie le montrant encadré par deux policiers belges, accompagnée d’un commentaire fidèle à son humour habituel : « J’ai testé pour vous : la police belge. C’est pas mieux que la nôtre. » L’animateur conteste surtout l’idée selon laquelle il aurait refusé de respecter les consignes des agents. D’après son récit, il se serait approché par curiosité pour observer une intervention policière, avant de reculer lorsqu’un fonctionnaire le lui aurait demandé. Il reconnaît avoir lancé une remarque ironique, mais estime que cette plaisanterie aurait suffi à provoquer une réaction disproportionnée. L’ancien chroniqueur affirme également avoir été fouillé et avoir dû présenter son portefeuille. Il rapporte surtout avoir été témoin d’une intervention qu’il juge brutale contre une jeune femme accompagnant une personne interpellée. Selon lui, celle-ci aurait été plaquée au sol avant d’être emmenée par les policiers. Éric Lagadec, également présent sur les lieux, confirme avoir assisté à une intervention impliquant plusieurs agents et décrit une situation initialement calme qui se serait rapidement tendue. Ces témoignages n’ont toutefois pas été confirmés de manière indépendante et doivent être distingués des explications fournies par la police.
L’incident intervient alors que Guillaume Meurice poursuit sa carrière dans l’humour après son départ particulièrement médiatisé de France Inter en 2024. L’humoriste avait été licencié à la suite d’une polémique provoquée par une plaisanterie visant le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qu’il avait répétée à l’antenne malgré les critiques et les avertissements de sa direction. Depuis, il a rejoint Radio Nova, où il anime La Dernière, une émission satirique consacrée notamment à l’actualité politique et sociale. Il poursuit parallèlement ses spectacles, dont celui qu’il partage avec Éric Lagadec, mêlant humour et vulgarisation scientifique. Sa mésaventure belge s’inscrit dans une relation parfois conflictuelle avec les institutions qu’il tourne régulièrement en dérision dans ses interventions publiques. Pour autant, les circonstances de son contrôle à Liège restent discutées. La police affirme avoir agi face à un comportement perturbant une intervention en cours, tandis que l’humoriste considère avoir été sanctionné pour une simple remarque sarcastique. Aucun élément communiqué ne permet à ce stade de conclure à une infraction pénale commise par Guillaume Meurice, ni d’établir que les agents auraient agi de manière abusive. L’existence d’enregistrements vidéo pourrait contribuer à départager les versions. En attendant, cette interpellation alimente une nouvelle polémique autour de l’humoriste, qui a choisi, une fois encore, de répondre à la controverse par l’ironie.




