Star Academy : pourquoi Elija pourrait faire carrière malgré son élimination précoce
Première candidate éliminée de la « Star Academy » 2026, samedi 24 octobre sur TF1, Elija n’aura passé que deux semaines au château de Dammarie-les-Lys. Pourtant, cette sortie prématurée ne signifie pas nécessairement la fin de ses ambitions musicales. À 23 ans, la jeune femme originaire de Besançon possède plusieurs atouts : un univers visuel affirmé, une formation artistique solide, une personnalité reconnaissable et une approche de la scène qui dépasse le simple chant. Son profil pourrait lui permettre de construire une carrière originale, à condition de transformer l’exposition télévisuelle en véritable projet musical.
Éliminée samedi soir à l’issue du troisième prime de la « Star Academy », Elija a quitté l’aventure après avoir obtenu quatre voix de ses camarades contre sept pour Brieuc, tandis que Zoé avait été sauvée par le public. Un départ rapide pour une candidate qui avait pourtant marqué les esprits dès son arrivée dans l’émission. Lors du premier prime, le 10 octobre, elle avait choisi d’interpréter « Marcia Baïla » des Rita Mitsouko, un morceau exigeant, autant sur le plan vocal que sur celui de l’interprétation. Sa prestation avait immédiatement révélé une personnalité artistique singulière, portée par une forte présence scénique et un goût prononcé pour les propositions originales. Deux semaines plus tard, elle a défendu sa place avec « Back to Black » d’Amy Winehouse, confirmant son intérêt pour les chansons reposant sur une identité musicale forte. Si sa technique vocale reste perfectible, notamment dans la maîtrise de certains passages et la régularité de ses prestations, Elija possède un élément essentiel pour une artiste émergente : une manière personnelle d’aborder les chansons. Son interprétation ne repose pas uniquement sur la performance vocale, mais également sur l’attitude, le mouvement et la volonté de raconter quelque chose. Dans une industrie musicale où la personnalité d’un interprète compte presque autant que ses capacités techniques, cette particularité pourrait devenir un avantage.
Son apparence et son rapport à la mode constituent un deuxième atout. Avec ses piercings, ses tatouages, ses silhouettes travaillées et son affection pour les imprimés léopard, Elija possède déjà des codes esthétiques facilement identifiables. Il ne s’agit pas simplement d’un style vestimentaire destiné à attirer l’attention : la jeune femme conçoit elle-même une partie de ses vêtements et réfléchit à leur place dans ses prestations. Sa tenue du premier prime avait notamment été imaginée et confectionnée par ses soins. Cette capacité à créer sa propre image présente un intérêt artistique, mais également commercial. Dans le développement d’une carrière musicale, la cohérence entre l’univers sonore, les visuels, les clips, les pochettes et les apparitions publiques joue un rôle déterminant. Les artistes qui parviennent à construire une identité immédiatement reconnaissable disposent d’un avantage dans un environnement où les nouveautés se succèdent rapidement. Le physique d’Elija, au sens de son apparence scénique et de son expression stylistique, pourrait ainsi contribuer à sa visibilité, sans pour autant constituer une garantie de réussite. Son esthétique pourrait également intéresser des marques de mode, des créateurs indépendants ou des professionnels de l’image, à condition que les partenariats envisagés correspondent à son univers. L’intérêt réside surtout dans son autonomie créative : contrairement à des artistes dont l’image doit être entièrement construite par une équipe extérieure, Elija semble déjà savoir ce qu’elle souhaite montrer.
Une formation artistique et un potentiel marketing qui dépassent la Star Academy
Le parcours d’Elija constitue probablement l’un des aspects les plus intéressants de son profil. Avant de rejoindre le télé-crochet de TF1, elle a suivi cinq années d’études à l’Institut supérieur des beaux-arts de Besançon, obtenant en juin 2026 son diplôme national supérieur d’expression plastique avec la note de 20/20. Cette formation lui a permis de développer des compétences dans plusieurs disciplines : écriture, composition musicale, danse, création textile, décors et performance. Pour son projet de fin d’études, intitulé « Caboché.e, rouge vif.e », elle avait notamment imaginé un spectacle associant tableaux vivants, créations vestimentaires et compositions personnelles. Ce bagage explique sa manière d’envisager la musique comme une expérience globale plutôt que comme une simple succession de chansons. Là où de nombreux candidats de télé-crochets doivent encore découvrir leur identité artistique après l’émission, Elija possède déjà les premières bases d’un projet personnel. Son potentiel pourrait notamment s’exprimer dans une pop alternative mêlant chanson française, références rock, éléments électroniques et performances visuelles. Cette orientation reste une hypothèse artistique, mais elle semble cohérente avec ses premières prestations et ses influences. Pour réussir, la jeune femme devra désormais travailler la production musicale, développer son répertoire et consolider ses qualités vocales. La sortie de la « Star Academy » peut même lui offrir une certaine liberté : elle n’est plus soumise aux contraintes des évaluations hebdomadaires et peut consacrer davantage de temps à construire un projet correspondant à ses aspirations.
Sur le plan marketing, Elija dispose également d’arguments qui pourraient intéresser des producteurs, des labels et des professionnels du spectacle vivant. Son passage sur TF1 lui a offert une première exposition nationale, mais cette visibilité devra être entretenue rapidement pour éviter que l’attention suscitée par l’émission ne retombe. Son principal avantage réside dans la possibilité de développer un positionnement différenciant. Dans un marché où les réseaux sociaux jouent un rôle déterminant dans la découverte de nouveaux talents, une artiste capable de proposer des performances visuellement fortes, de présenter les coulisses de ses créations et de raconter son processus artistique possède plusieurs moyens de toucher le public. Elija pourrait notamment utiliser TikTok, Instagram et YouTube pour documenter la conception de ses costumes, présenter des extraits de compositions ou développer des performances filmées. Cette stratégie lui permettrait de ne pas dépendre exclusivement de son statut d’ancienne candidate de la « Star Academy ». Son intérêt pour la mode pourrait aussi ouvrir des collaborations avec des photographes, des stylistes et des marques indépendantes. Mais le véritable enjeu demeure musical : la réussite commerciale nécessitera des chansons capables de rencontrer un public, une direction artistique cohérente et un accompagnement professionnel adapté. Son élimination ne constitue donc ni une condamnation ni une promesse de succès. Elle marque plutôt le début d’une période décisive. En seulement deux semaines, Elija a montré suffisamment de singularité pour susciter un intérêt au-delà de la compétition.



