Mort de Daniel Saada à 80 ans : l’ancien patron de France Télévisions Publicité disparaît
Daniel Saada, figure de la publicité et des médias français, est mort mercredi 28 octobre 2026 à Paris, à l’âge de 80 ans. Son décès a été annoncé dans un avis publié le 30 octobre. Ancien directeur général de France Télévisions Publicité, il avait également occupé des responsabilités importantes au sein du groupe Publicis et du groupe Les Échos. Sa disparition marque la fin du parcours d’un dirigeant qui a accompagné plusieurs transformations majeures du marché publicitaire français.
Né le 4 février 1946 à Tunis, Daniel Saada avait effectué une partie de sa scolarité au lycée Carnot avant de poursuivre ses études à Paris, où il avait obtenu une maîtrise de sciences économiques. Il avait débuté sa carrière dans l’univers des médias, exerçant successivement des responsabilités de direction à Radio Monte-Carlo, Radio France et TF1. Ces expériences lui avaient permis d’acquérir une connaissance approfondie des enjeux économiques de la radio et de la télévision, à une époque où les recettes publicitaires occupaient une place croissante dans le financement des médias.
Son parcours avait ensuite pris une dimension importante au sein du groupe Publicis, qu’il avait rejoint pour y exercer différentes fonctions de direction pendant plus de vingt ans. Daniel Saada avait notamment été président-directeur général de ZenithOptimedia entre 2002 et 2007, puis président de Publicis Groupe Media de 2005 à 2008. Ces responsabilités l’avaient placé au cœur des stratégies d’achat d’espaces publicitaires et du développement des grandes agences médias, dans un secteur confronté à l’essor d’Internet et à la transformation des habitudes de consommation.
Un dirigeant au cœur de la transformation du marché publicitaire
En 2008, Daniel Saada avait pris la présidence de VivaKi France, structure du groupe Publicis réunissant plusieurs réseaux spécialisés dans les médias et le numérique. Jusqu’en octobre 2012, il avait supervisé notamment ZenithOptimedia, Starcom, Digitas et Razorfish. Cette période correspondait à une accélération de la transition numérique des investissements publicitaires, avec le développement des campagnes en ligne et la montée en puissance des nouveaux acteurs technologiques.
En 2012, il avait été nommé directeur général de France Télévisions Publicité. Il avait dirigé la régie du groupe audiovisuel public jusqu’en 2015, dans un contexte marqué par les évolutions du marché télévisuel et par les contraintes propres au financement du service public. Sa mission consistait notamment à accompagner l’activité commerciale de la régie, tout en tenant compte du cadre réglementaire spécifique de France Télévisions.
Après son départ de France Télévisions Publicité, Daniel Saada avait poursuivi sa carrière au sein du groupe Les Échos. Il y avait présidé la régie publicitaire avant de prendre la direction de Team Média, puis d’accéder aux fonctions de directeur délégué du groupe. Ce dernier chapitre professionnel lui avait permis de mettre son expérience au service de la presse économique et de ses activités commerciales, alors que les éditeurs cherchaient à diversifier leurs revenus et à renforcer leur présence numérique.
Une carrière entre télévision, presse et agences médias
La trajectoire de Daniel Saada se distingue par la diversité des entreprises et des secteurs dans lesquels il a exercé. De la radio à la télévision, des agences médias à la presse économique, il avait occupé des postes de premier plan dans plusieurs structures majeures de l’industrie française de la communication.
Son parcours témoigne également des profondes mutations traversées par le marché publicitaire au cours des dernières décennies. Après avoir évolué dans un environnement dominé par les médias traditionnels, il avait accompagné le développement des stratégies numériques et les nouvelles formes de commercialisation des audiences.
Avec sa disparition à 80 ans, le secteur des médias et de la publicité perd un dirigeant expérimenté, dont la carrière aura été étroitement liée à l’évolution des modèles économiques de l’audiovisuel, de la presse et des agences de communication.



