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Modèles économiques

CMA Media se sépare des chaînes BFM Locales et lance un vaste plan de restructuration

Par La rédaction Publié le 25 Juin 2026 à 09h52 2 min de lecture
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CMA Media se sépare des chaînes BFM Locales et lance un vaste plan de restructuration
France, Montpellier, 2021-09-30. Illustration of microphones of journalists from regional channels BFM TV Paris, Lyon, Nice, Lille, Toulon and Grand Littoral during the congress of regions of France 2021. Photography by Nicolas Guyonnet / Hans Lucas. CMA Media se sépare des chaînes BFM Locales et lance un vaste plan de restructuration

CMA Media tourne une page importante de son histoire audiovisuelle. Le groupe de Rodolphe Saadé a officialisé la mise en vente de ses neuf chaînes BFM Locales : BFM Lyon, Marseille Provence, Grand Lille, Grand Littoral, DICI, Toulon Var, Nice Côte d’Azur, Alsace et Normandie. Plus d’une centaine de salariés sont concernés par cette décision, qui s’inscrit dans un plan d’économies de 20 millions d’euros.

Claire Léost, directrice générale de CMA Media, reconnaît que ni Altice, ancien propriétaire des chaînes, ni CMA Media ne sont parvenus à rendre ce réseau rentable. Malgré des investissements importants, notamment dans de nouveaux studios et équipements, les recettes publicitaires locales n’ont jamais permis d’assurer un modèle économique viable.

Un recentrage sur les activités jugées stratégiques

Le groupe explique vouloir concentrer ses investissements sur les secteurs jugés les plus porteurs, comme le sport, les créateurs de contenus, les réseaux sociaux, la production audiovisuelle et sa future plateforme de streaming RMC+, attendue à la rentrée. Cette réorganisation s’accompagnera également d’un plan de départs volontaires au sein du pôle RMC BFM.

CMA Media affirme toutefois privilégier la recherche de repreneurs pour chacune des chaînes locales. Plusieurs marques d’intérêt auraient déjà été reçues et l’objectif est de trouver des solutions d’ici la fin de l’année afin d’éviter leur fermeture définitive.

Cette annonce a immédiatement provoqué la colère des syndicats, qui dénoncent un revirement de la direction après les engagements pris en faveur des rédactions locales. Les organisations représentatives craignent qu’en l’absence de repreneurs, ces antennes disparaissent définitivement du paysage audiovisuel français.

De son côté, la fédération Locales.TV appelle l’Arcom à lancer une mission d’urgence afin de préserver le pluralisme de l’information de proximité. Elle estime que la disparition de ces chaînes constituerait un nouveau coup dur pour les médias locaux, déjà fragilisés par les difficultés économiques du secteur.

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