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Après la polémique, CBC qualifiera directement le 11-Septembre de « terrorisme »

Par La rédaction Publié le 29 Août 2026 à 09h37 3 min de lecture
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Après la polémique, CBC qualifiera directement le 11-Septembre de « terrorisme »
Après la polémique, CBC qualifiera directement le 11-Septembre de « terrorisme »

Le groupe audiovisuel public canadien a modifié ses règles rédactionnelles après la fuite d’une consigne interne sur le traitement des attentats du 11 septembre 2001. CBC pourra désormais employer directement le terme « terrorisme », sans devoir l’attribuer à une autorité ou à une source extérieure.

CBC s’est retrouvé au centre d’une importante controverse après la publication d’un message interne demandant aux journalistes de ne pas qualifier eux-mêmes les attentats du 11-Septembre de terroristes. Cette recommandation relevait d’une politique générale de prudence lexicale imposant l’attribution de certains termes sensibles.

La direction du groupe conteste cependant avoir remis en cause la nature des attaques perpétrées par Al-Qaïda. Selon Basem Boshra, responsable des standards journalistiques et de la confiance du public, CBC a toujours exposé les faits, les motivations des auteurs et les conclusions des autorités, mais attribuait jusqu’ici la qualification de terrorisme à des sources identifiées.

CBC assouplit finalement ses règles rédactionnelles

Après réexamen de ses directives, le média public a décidé qu’une attribution ne serait plus nécessaire pour les événements historiques du 11 septembre 2001. Ses journalistes pourront donc parler directement d’attentats terroristes dans leurs reportages, journaux et contenus numériques.

CBC estime que la consigne ayant fuité a été diffusée sans son contexte éditorial ni les explications nécessaires. Le groupe reconnaît néanmoins que la formulation du message a suscité de nombreuses interrogations légitimes parmi le public et qu’une clarification devenait indispensable.

De fortes critiques venues des États-Unis

La polémique a rapidement dépassé le cadre médiatique canadien. Kash Patel, directeur du FBI, a dénoncé une déformation de l’histoire et estimé qu’une institution refusant de reconnaître explicitement la nature terroriste du 11-Septembre portait atteinte à la mémoire des victimes.

L’ambassadeur américain au Canada, Pete Hoekstra, a également critiqué la position initiale de CBC. Il a lié cette question à la coopération sécuritaire entre les deux pays, dans un contexte déjà tendu par l’escalade du conflit commercial entre Washington et Ottawa.

Pierre Poilievre réclamait des excuses

Au Canada, le chef de l’opposition conservatrice Pierre Poilievre avait demandé au groupe public de retirer immédiatement sa directive et de présenter des excuses. Selon lui, toute autre qualification des attentats constituerait une présentation malhonnête d’un événement historique majeur.

Le 11 septembre 2001, quatre avions de ligne avaient été détournés par des membres d’Al-Qaïda. Les attaques contre le World Trade Center, le Pentagone et le vol écrasé en Pennsylvanie avaient causé la mort de 2 977 personnes, constituant l’attentat terroriste le plus meurtrier de l’histoire des États-Unis.

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