Audiences : M6 tire un bilan largement positif de sa première Coupe du monde
Pour la première fois de son histoire, M6 diffusait une Coupe du monde de football. Après avoir investi 120 millions d’euros pour acquérir les droits de la compétition, le groupe peut dresser un bilan largement positif sur le plan des audiences, de la publicité et du numérique. Malgré l’absence des Bleus en finale, la chaîne a multiplié les records tout au long de ce Mondial organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique, du 11 juin au 19 juillet 2026.
La finale remportée par l’Espagne face à l’Argentine (1-0 après prolongation) a réuni 12,24 millions de téléspectateurs, soit 59,2 % de part d’audience sur l’ensemble du public. Sur les cibles commerciales, les performances sont encore plus impressionnantes avec 69,4 % des FRDA-50 et 71,7 % des 25-49 ans. Une audience exceptionnelle pour une finale sans équipe de France, même si elle reste inférieure aux 24,08 millions de téléspectateurs de France-Argentine en 2022 sur TF1.
Les Bleus ont porté les audiences à des niveaux historiques
Le principal moteur du succès de M6 reste évidemment le parcours de l’équipe de France. Les sept rencontres disputées par les Bleus ont attiré en moyenne 12,48 millions de téléspectateurs, pour une part d’audience moyenne de 68,2 %. Sur les FRDA-50, la moyenne grimpe même à 75 %, un niveau rarement atteint par une chaîne privée.
Le point culminant de la compétition intervient lors de la demi-finale France-Espagne, suivie par 20,24 millions de téléspectateurs. La rencontre atteint 73,1 % de part d’audience, 85,8 % sur les 25-49 ans, 86,3 % sur les FRDA-50 et 91 % auprès des 15-34 ans. Il s’agit tout simplement de la meilleure audience télévisée en France depuis la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024.
Les autres rencontres des Bleus ont également réalisé des performances exceptionnelles. Le match pour la troisième place face à l’Angleterre, pourtant privé d’enjeu majeur, a réuni 8,57 millions de téléspectateurs et 66,5 % de part d’audience, devenant le match pour la troisième place le plus regardé depuis le Mondial 2006.
Des phases de groupes pénalisées par les horaires américains
L’élargissement de la compétition à 48 équipes et son organisation sur le continent nord-américain ont toutefois eu un impact sur les audiences des premiers tours. Les matches de la phase de groupes ont réuni en moyenne 3,8 millions de téléspectateurs pour 24 % de part d’audience, des chiffres inférieurs aux éditions 2018 en Russie (7,2 millions) et 2022 au Qatar (6,4 millions).
Des horaires parfois programmés en pleine nuit expliquent largement cette baisse en nombre de téléspectateurs. Malgré cela, David Larramendy, président du Groupe M6, soulignait que ces audiences restaient 20 % supérieures aux prévisions internes, notamment grâce aux excellentes performances sur les cibles commerciales.
À partir des matches à élimination directe, l’intérêt du public s’est nettement renforcé. Les 16es, huitièmes, quarts, demi-finales, petite finale et finale ont rassemblé en moyenne 7,72 millions de téléspectateurs, soit 47,6 % de part d’audience. Sur les FRDA-50, cette moyenne dépasse 58 %, confirmant la puissance du football sur les publics les plus recherchés par les annonceurs.
Le Mag, M6+ et les réseaux sociaux complètent le succès
Au-delà des matches, M6 avait construit un dispositif éditorial inédit autour de la compétition. Présenté par Ophélie Meunier, accompagnée de Smaïl Bouabdellah, Ludovic Giuly, Johan Djourou, Laure Lepailleur et plusieurs consultants, Coupe du monde, le mag s’est imposé comme le rendez-vous quotidien de la compétition.
Diffusé quasiment chaque jour entre le 11 juin et le 19 juillet, le magazine a réuni 2,03 millions de téléspectateurs en moyenne, soit 18,4 % de part d’audience, une performance remarquable pour un programme d’analyse diffusé en avant ou après les rencontres.
Le numérique constitue l’autre grande satisfaction du groupe. M6+ a enregistré jusqu’à 2 millions de spectateurs simultanés sur certains matches et surtout plus de 4 millions de nouveaux comptes créés pendant la compétition. Les contenus digitaux ont également explosé grâce aux formats exclusifs, au Morning Récap, au React d’Adil Rami ou encore aux vidéos de Michou, envoyé spécial du groupe. À eux seuls, ces contenus ont généré plus d’un milliard de vues sur les plateformes sociales, dont 23 millions pour les vidéos de Michou à la mi-juillet.
Un succès d’image plus que de rentabilité
Sur le plan économique, David Larramendy avait prévenu que cette Coupe du monde ne serait probablement pas rentable malgré ses excellentes audiences. L’absence des Bleus en finale a privé M6 de recettes publicitaires supplémentaires qui auraient permis de réduire l’écart avec les 120 millions d’euros investis dans les droits.
Le groupe peut toutefois se satisfaire d’avoir dépassé ses objectifs commerciaux. Les recettes publicitaires ont dépassé celles réalisées par France Télévisions lors des Jeux olympiques de Paris 2024. À titre d’exemple, le huitième de finale France-Paraguay a généré à lui seul 11,8 millions d’euros bruts d’investissements publicitaires. Les 54 spots diffusés autour de la rencontre ont attiré 48 annonceurs, avec un tarif culminant à 346 000 euros bruts pour un spot de trente secondes.
Au final, cette première Coupe du monde sur M6 restera comme un tournant dans l’histoire de la chaîne. Si le bilan financier apparaît plus nuancé, les audiences, l’image de marque, la progression de M6+ et les performances numériques confirment que le groupe a réussi son pari éditorial. En un peu plus d’un mois, M6 s’est imposée comme la première chaîne de France pendant plusieurs semaines, démontrant que les grands événements sportifs demeurent l’un des plus puissants moteurs de l’audiovisuel français.
La rédaction
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