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Droits TV de la Ligue 1 : la LFP autorise la sous-licence pour attirer les diffuseurs

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Droits TV de la Ligue 1 : la LFP autorise la sous-licence pour attirer les diffuseurs
Droits TV de la Ligue 1 : la LFP autorise la sous-licence pour attirer les diffuseurs

La Ligue de football professionnel lance ce mardi 3 novembre un nouvel appel d’offres pour les droits audiovisuels de la Ligue 1 sur la période 2027-2032. Si la compétition est proposée dans un lot unique, le futur détenteur des droits pourra en revendre une partie à d’autres diffuseurs. Une évolution stratégique destinée à séduire les plateformes numériques et à favoriser le retour de groupes comme Canal+ et beIN Sports.

La Ligue de football professionnel (LFP) ouvre une nouvelle étape dans la commercialisation des droits télévisés du Championnat de France. L’appel d’offres lancé ce mardi 3 novembre porte sur les cinq saisons comprises entre 2027 et 2032, avec une particularité majeure : l’ensemble des rencontres de Ligue 1 est regroupé dans un seul lot. Cette organisation, rendue possible par la loi du 3 août 2026 relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel, rompt avec les précédentes consultations qui répartissaient les matches entre plusieurs lots. Deux formules sont proposées aux candidats : acquérir les droits exclusifs de diffusion de toutes les rencontres ou obtenir l’exclusivité de la distribution de Ligue 1+, la plateforme lancée par la Ligue pour commercialiser directement son championnat. L’objectif est de proposer une offre plus lisible aux opérateurs, dans un contexte où les revenus audiovisuels du football français ont fortement diminué ces dernières années.

Selon les informations de L’Équipe, le futur attributaire pourra toutefois sous-licencier une partie des rencontres à un autre diffuseur. Cette possibilité constitue un changement important dans la stratégie commerciale de la LFP. Un opérateur pourra ainsi acquérir l’intégralité des droits, puis négocier la diffusion de certains matches avec un partenaire afin de réduire son investissement ou de répartir les coûts d’exploitation. Cette souplesse pourrait notamment intéresser les grandes plateformes internationales, dont certaines privilégient les offres exclusives pour renforcer leur attractivité auprès des abonnés. Apple avait ainsi étudié le dossier de la Ligue 1 lors du précédent cycle de commercialisation, avant de renoncer, notamment en raison du morcellement des droits. En réunissant toutes les rencontres dans un lot unique tout en autorisant leur redistribution ultérieure, la Ligue espère élargir le nombre de candidats potentiels et créer les conditions d’une concurrence plus importante.

Canal+ et beIN Sports pourraient retrouver une place centrale

La nouvelle formule pourrait également favoriser un rapprochement entre Canal+ et beIN Sports, deux acteurs historiques de la diffusion du football français. Le groupe Canal+, qui avait boycotté le précédent appel d’offres en 2023, n’a pas fermé la porte à un retour dans les négociations. Lors de la présentation des résultats financiers du groupe, le 22 octobre, son président Maxime Saada a indiqué qu’une participation restait envisageable, tout en rappelant qu’un investissement dans les droits sportifs devait répondre à une logique de rentabilité. Dans ce contexte, un accord de sous-licence avec beIN Sports pourrait permettre aux deux diffuseurs de se répartir les rencontres sans avoir à supporter individuellement l’intégralité du coût du championnat. Un tel scénario reste toutefois hypothétique : aucun accord entre les deux groupes n’a été annoncé. La possibilité de sous-licence ouvre également la voie à d’autres configurations associant chaînes payantes, plateformes de streaming ou distributeurs de télévision.

L’enjeu financier demeure déterminant pour la LFP et les clubs professionnels. Après plusieurs cycles de négociations difficiles, marqués notamment par les déboires de Mediapro puis les tensions avec DAZN, le football français cherche à retrouver des recettes audiovisuelles plus prévisibles. Le nouvel appel d’offres prévoit un prix de réserve confidentiel, déposé auprès d’un commissaire de justice. Si ce montant n’est pas atteint, la Ligue ne sera pas tenue d’attribuer les droits. Les candidats ont jusqu’au 7 décembre pour remettre leurs propositions, une échéance qui permettra de mesurer l’intérêt réel du marché. La stratégie retenue s’inspire en partie des grands championnats européens, où plusieurs diffuseurs se partagent les rencontres, notamment en Angleterre, en Espagne, en Allemagne et en Italie. Pour la LFP, le défi consiste désormais à concilier la recherche d’un revenu satisfaisant pour les clubs avec les contraintes économiques des opérateurs. Au-delà du montant obtenu, le choix du futur diffuseur déterminera également les conditions d’accès à la Ligue 1 pour les téléspectateurs français pendant cinq saisons.

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