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« Être grosse aujourd’hui » : Louise Aubery brise les tabous sur la grossophobie dans « InPower »

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« Être grosse aujourd’hui » : Louise Aubery brise les tabous sur la grossophobie dans « InPower »
"Être grosse aujourd'hui" : Louise Aubery brise les tabous sur la grossophobie dans "InPower"

La grossophobie, le rapport au corps et les diktats de la minceur sont au cœur du nouvel épisode du podcast « InPower », publié le 29 octobre 2026. Pour cette discussion consacrée aux discriminations liées au poids, Louise Aubery reçoit trois femmes engagées : Harmony Albertini, Virginie Grossat et Kiyémis. Ensemble, elles abordent les difficultés rencontrées dans leur quotidien, les violences sociales associées aux corps gros et les limites du mouvement body positive.

Intitulé « Être grosse aujourd’hui : ce que la société ne veut pas voir », cet épisode donne la parole à trois personnalités aux parcours différents. Harmony Albertini, créatrice de contenu et autrice, revient notamment sur son enfance, marquée par une mise au régime dès l’âge de huit ans. Virginie Grossat, connue pour ses contenus consacrés à la gastronomie et à la mode, évoque la place accordée aux femmes grosses dans les relations amoureuses et le regard porté sur leur apparence. Quant à Kiyémis, écrivaine et poétesse, elle propose une réflexion sur les liens entre grossophobie, racisme et rapports de domination. Autant de témoignages qui interrogent la manière dont les normes physiques influencent les relations sociales dès le plus jeune âge.

Au fil de la conversation, les invitées décrivent des situations de discrimination qui dépassent largement les remarques sur l’apparence. Les consultations médicales, les magasins de vêtements, les lieux de loisirs ou encore les relations sentimentales deviennent autant d’occasions d’évoquer les difficultés auxquelles certaines personnes grosses sont confrontées. L’émission s’intéresse également au retour des silhouettes extrêmement minces dans les tendances culturelles et sur les réseaux sociaux. Une évolution qui soulève des interrogations sur l’influence des standards de beauté, particulièrement auprès des adolescentes et des jeunes femmes.

Du body positive à la reconnaissance de la grossophobie dans la loi

L’un des principaux sujets abordés concerne les limites du mouvement body positive. Initialement associé à la lutte contre les discriminations physiques, ce courant est parfois devenu, selon ses critiques, une nouvelle injonction à aimer son corps en permanence. Harmony Albertini, Virginie Grossat et Kiyémis questionnent cette évolution et défendent la possibilité de ne pas toujours apprécier son apparence sans devoir pour autant subir des jugements. Les échanges abordent aussi le désir, la sexualité, le fétichisme et les complexes, avec l’ambition de dépasser les représentations habituelles des personnes grosses dans l’espace public.

L’épisode se termine sur une dimension plus politique, avec la question de la reconnaissance juridique de la grossophobie. Harmony Albertini s’est notamment mobilisée en faveur d’une initiative visant à mieux inscrire cette discrimination dans le droit français. Si le Code pénal prend déjà en compte les discriminations fondées sur l’apparence physique, les militantes souhaitent renforcer la visibilité et la reconnaissance des discriminations liées au poids. Avec cette nouvelle émission, Louise Aubery poursuit ainsi la ligne éditoriale d' »InPower », qui mêle récits personnels et débats de société. Une discussion qui invite à s’interroger sur les normes imposées aux corps, mais aussi sur la place laissée à celles et ceux qui ne correspondent pas aux standards dominants.

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