France Inter : Céline Pigalle répond à Charles Sapin après son passage sur RTL
Céline Pigalle, directrice de France Inter, revient pour la première fois sur le départ de Charles Sapin, recruté à la rentrée pour un éditorial politique dominical avant de quitter la station après plusieurs semaines de tensions internes. Elle défend le choix initial de son recrutement et s’étonne que le journaliste ait accepté sur RTL un format de débat proche de celui qu’il avait refusé sur France Inter.
L’arrivée de Charles Sapin, alors directeur adjoint de Valeurs actuelles, avait provoqué une forte contestation au sein de Radio France, jusqu’à entraîner plusieurs mouvements de grève. Pour sortir de la crise, la direction avait proposé de remplacer son éditorial par un débat contradictoire programmé à un autre horaire. Charles Sapin avait refusé cette nouvelle formule et quitté la station. Quelques jours plus tard, il participait pourtant sur RTL au rendez-vous « Les grands esprits se rencontrent », animé par Anne-Sophie Lapix, face à Thomas Legrand.
France Inter cherche désormais un remplaçant pour cette case
Dans un entretien au Parisien, Céline Pigalle maintient que le recrutement avait, selon elle, « un intérêt éditorial », en raison notamment de la connaissance de Charles Sapin des droites françaises et de leurs recompositions. Elle ajoute qu’il est « étonnant d’accepter ailleurs ce qu’on jugeait impossible ici », en référence au débat organisé sur RTL. La directrice rappelle aussi que la présence du journaliste ne constituait qu’un élément de la stratégie de pluralisme de France Inter et non son unique incarnation.
La direction travaille maintenant au remplacement de Charles Sapin dans la matinale dominicale. Cette recherche intervient alors que Céline Pigalle connaît une première rentrée mouvementée à la tête de France Inter, entre ce départ, celui de Thomas Poitevin après seulement quelques semaines et les critiques publiques de Thomas Legrand après sa propre éviction de l’antenne. Pour la station, l’enjeu est désormais de stabiliser sa grille tout en poursuivant sa réflexion sur les formats d’éditorial et de débat politique à l’approche de la présidentielle de 2027.




