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Karim Rissouli assume des « loupés » de « C ce soir » et promet plus de recul pour l’année présidentielle

Par La rédaction Publié le 14 Sep 2026 à 10h34 3 min de lecture
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Karim Rissouli assume des « loupés » de « C ce soir » et promet plus de recul pour l’année présidentielle
Karim Rissouli assume des « loupés » de « C ce soir » et promet plus de recul pour l’année présidentielle

« C ce soir » a repris lundi 7 septembre sur France 5, en seconde partie de soirée. Pour sa nouvelle saison, Karim Rissouli titularise Nathan Devers à la place d’Arthur Chevallier, parti développer sa collaboration avec le groupe RMC. Le premier numéro était consacré au pluralisme dans les médias. Dans Télérama, le présentateur, à la tête de l’émission depuis six ans, inscrit cette rentrée dans le calendrier de 2027. « Nous allons vivre une année particulière avec l’élection la plus importante de la Ve République », dit-il, en jugeant que le débat public de France 5 a « un rôle d’utilité publique » si le scrutin bascule, comme le laissent entendre plusieurs sondages.

Rissouli dit vouloir des discussions « audibles », y compris conflictuelles, sans se caler sur le rythme des chaînes d’information en continu. « Nous ne sommes pas obligés de nous ruer sur la première polémique venue, qui éclate à 7 heures du matin à la radio et est relayée toute la journée », affirme-t-il. L’équipe, selon lui, peut « attendre quelques jours pour savoir comment bien la traiter ». Le mot d’ordre de la saison est résumé ainsi : « Il est important de savoir appuyer sur le frein. »

Moins d’urgence, plus de « valeur ajoutée »

Le journaliste reconnaît que cette ligne n’a pas toujours été tenue l’an dernier. Interrogé sur des numéros construits dans l’urgence autour de « grosses actualités » ou de faits divers, il assume le bilan. « Nos émissions faites sur des grosses actualités dans l’urgence n’étaient pas nos meilleures. Je le reconnais. » Il évoque un « vertige » face à une polémique naissante et un piège à éviter. Quatre chaînes d’info occupent déjà le débat en continu, rappelle-t-il : « Ce n’est pas notre place. Nous devons assumer le choix du recul et garder cette ligne de conduite. »

Pour France Télévisions, le propos vaut autant comme correction éditoriale que comme positionnement concurrentiel. « C ce soir » ne joue pas dans la même case horaire que BFMTV, CNews, LCI ou franceinfo. Son enjeu, en année présidentielle, est de justifier un débat de service public par la distance, pas par la réactivité. La saison dira si cette discipline tient lorsque la campagne accélérera. Si l’émission y parvient, elle se distinguera des talk shows alignés sur le fil de l’info. Si elle y cède à nouveau, le mea culpa de septembre n’aura été qu’un affichage de rentrée.

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