La Dépêche du Midi envisage une contre-offre pour racheter le Groupe Sud Ouest
Un nouveau prétendant pourrait rebattre les cartes dans la vente du Groupe Sud Ouest. Selon Le Figaro, La Dépêche du Midi serait prête à formuler une contre-offre pour reprendre le groupe bordelais, alors que la famille Lemoîne est déjà entrée en négociations exclusives avec le belge Rossel. Cette éventuelle offensive intervient trois semaines après l’annonce d’un projet de cession portant sur environ 80 % du capital de GSO.
Depuis le 3 septembre, Rossel, propriétaire notamment de La Voix du Nord, du Courrier Picard, de L’Union et de Paris-Normandie, négocie en exclusivité avec les actionnaires familiaux de Sud Ouest. Le projet prévoit la reprise de la holding Socibog, qui possède environ 73 % du capital, ainsi que d’environ 7 % directement détenus par la famille Lemoîne. L’opération, dont le montant n’a pas officiellement été communiqué, pourrait avoisiner 100 millions d’euros selon plusieurs sources citées au moment de l’annonce.
Un dossier majeur pour la concentration de la presse régionale
Une éventuelle offre de La Dépêche du Midi ajouterait une dimension nouvelle au dossier. Le Groupe Sud Ouest ne se limite plus à son quotidien historique : il possède également Charente Libre, La République des Pyrénées, plusieurs activités audiovisuelles, événementielles et de communication, tandis que ses diversifications représentent désormais environ 30 % de son activité. Avec Rossel, le nouvel ensemble dépasserait 400 millions d’euros de chiffre d’affaires cumulé et revendique près de 230 millions de visites numériques mensuelles.
À ce stade, les négociations officielles restent toutefois engagées avec Rossel et la finalisation du rapprochement est envisagée avant la fin de l’année, sous réserve notamment de la consultation des représentants du personnel et des autorisations réglementaires. L’intérêt de La Dépêche du Midi montre néanmoins la valeur stratégique prise par Sud Ouest dans un secteur où les groupes de presse quotidienne régionale cherchent à atteindre une taille suffisante pour financer leur transformation numérique et diversifier leurs revenus. Une contre-offre formelle ouvrirait une nouvelle séquence dans un dossier qui semblait, début septembre, largement engagé en faveur de Rossel.




