La purge continue à Hollywood : Disney supprime des centaines de postes, National Geographic et ESPN lourdement touchés
Le géant du divertissement a enclenché fin juillet une nouvelle vague de licenciements massifs aux États-Unis, touchant ses filiales phares. Entre restructurations post-acquisition et rationalisation des coûts, les rédactions et les antennes de la chaîne scientifique et du géant du sport subissent des coupes sévères.
Le rouleau compresseur de la restructuration ne s’arrête jamais chez The Walt Disney Company. Moins de sept mois après le début de l’année, le conglomérat a abattu sa troisième carte de l’année en matière de plans sociaux. Lancée le 21 juillet dernier, cette nouvelle charrette de suppressions de postes frappe de plein fouet plusieurs centaines de salariés à travers ses divisions corporate, ses studios et ses antennes, avec deux symboles particulièrement meurtris : National Geographic et ESPN.
National Geographic : l’hémorragie se poursuit dans le pôle télévision et numérique
Déjà lourdement fragilisée ces dernières années par le démantèlement progressif de sa mythique version papier, la marque jaune et verte a cette fois-ci payé le plus lourd tribut au sein du groupe Disney Entertainment Television.
Selon les informations concordantes de la presse américaine, des dizaines de collaborateurs — répartis entre les équipes de la chaîne de télévision, la production, l’éditorial et le numérique — ont reçu leur lettre de licenciement. Une douche froide pour les rédactions de Nat Geo, qui subissent une cure d’amaigrissement drastique afin de s’aligner sur les nouvelles priorités de diffusion en streaming et la réduction des coûts de production du groupe.
ESPN : vagues de séismes en coulisses et à l’antenne
Du côté d’ESPN, le leader incontesté de la télévision sportive aux États-Unis, la purge a des airs de tremblement de terre. Si la direction, emmenée par Jimmy Pitaro, justifie en partie ces coupes par la nécessité d’absorber et d’intégrer les actifs du NFL Network (acquis en début d’année), le plan social a largement débordé le cadre des simples synergies techniques.
Le couperet est tombé pour plusieurs personnalités iconiques très populaires auprès des téléspectateurs américains :
- Ryan Clark, le consultant star du football américain et visage fort de l’émission NFL Live (dont le départ a pris des proportions lunaires, l’analogue ayant appris son éviction en plein direct).
- Karl Ravech, vétéran du groupe après 33 ans de maison, figure historique de SportsCenter et des retransmissions de baseball.
- Des consultants de premier plan issus des parquets et des terrains comme Cam Newton et Bart Scott, ainsi que l’experte médicale Stephania Bell ou encore l’insider NFL Tom Pelissero.
Des départs de stars qui s’accompagnent, en « bruit de fond », d’une réduction drastique des équipes techniques et de production de l’ombre.
Une stratégie de « concentration » sous haute tension
Derrière ces coupes claires, c’est toute la stratégie de la direction menée par Josh D’Amaro qui se dessine : face à la pression des coûts de production, à l’érosion du câble traditionnel et à la sur-enchère sur les droits sportifs (qui oblige à concentrer des millions de dollars sur une poignée de méga-stars comme Stephen A. Smith ou Joe Buck), les marques historiques doivent faire beaucoup avec beaucoup moins.
Pour les salariés de l’audiovisuel américain, cet été 2026 confirme une triste tendance : même les enseignes les plus prestigieuses de la pop-culture et du journalisme ne sont plus protégées face à la logique implacable de rentabilité financière des grands studios.
La rédaction
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