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LCI condamnée à verser 143 000 euros à Katherine Cooley après son licenciement

Par La rédaction Publié le 23 Sep 2026 à 15h22 3 min de lecture
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LCI condamnée à verser 143 000 euros à Katherine Cooley après son licenciement
LCI condamnée à verser 143 000 euros à Katherine Cooley après son licenciement

Katherine Cooley, l’un des visages historiques de LCI, a obtenu la condamnation de son ancien employeur après plusieurs années de procédure. La journaliste, recrutée en août 1995 et licenciée en novembre 2020 pour inaptitude et impossibilité de reclassement, avait saisi les prud’hommes dès 2018. En mars 2022, le conseil de prud’hommes de Boulogne-Billancourt a prononcé la résiliation judiciaire de son contrat aux torts de LCI et considéré que celle-ci produisait les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse. La chaîne a été condamnée à lui verser précisément 142 518,78 euros, soit environ 143 000 euros.

Le conflit trouve son origine dans la réorganisation des fonctions de la présentatrice. Après plus de vingt ans à l’antenne, Katherine Cooley avait été chargée en 2016 de créer et coprésenter « Au cœur de nos différences », devenu ensuite « Vis leurs vies ». À l’automne 2017, l’émission devait être raccourcie et déplacée au dimanche matin, tandis que les deux journalistes travaillant avec elle quittaient le projet. Katherine Cooley devait alors, selon son récit, assurer seule la préparation, la présentation et les interviews. Elle a été placée en arrêt maladie quelques jours plus tard, avant une dépression puis trois années d’absence. Les prud’hommes ont estimé en 2022 que l’ajout de nouvelles tâches constituait une modification unilatérale de son contrat, sans toutefois reconnaître à ce stade un lien établi entre ses conditions de travail et son état de santé.

Huit années de procédures entre la journaliste et LCI

Le dossier ne s’est pas arrêté à la condamnation prud’homale. Avec plus de quinze années d’ancienneté, Katherine Cooley relève également de la commission arbitrale des journalistes pour la détermination de son indemnité de licenciement. LCI contestait notamment la compétence de cette instance et le calcul de son ancienneté, refusant selon L’Informé d’intégrer ses trois années d’arrêt maladie et retenant 22 années contre 25 revendiquées par la journaliste. En mai 2026, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de LCI et confirmé que la commission arbitrale était bien compétente lorsqu’un journaliste de plus de quinze ans d’ancienneté obtient la résiliation judiciaire de son contrat. La chaîne a également été condamnée à verser 3 000 euros supplémentaires au titre des frais de procédure.

Un autre volet reste en cours autour de la reconnaissance de la dépression de Katherine Cooley comme maladie professionnelle. La journaliste soutient que sa pathologie est directement liée à la dégradation de ses conditions de travail. Une première décision lui avait été favorable, avant qu’un second comité de reconnaissance des maladies professionnelles ne considère que le lien direct avec son activité n’était pas suffisamment établi. Le dossier doit encore être examiné par la justice. Katherine Cooley affirme vouloir poursuivre ses démarches, tandis que le groupe TF1, interrogé par L’Informé, indique ne pas commenter les procédures individuelles. Huit ans après la première saisine prud’homale, le contentieux entre l’ancienne présentatrice et LCI n’est donc pas totalement refermé.

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