L’Équipe condamné à verser plus de 100 000 euros à Laurent Prud’homme
L’Équipe a été condamné par le tribunal des affaires économiques de Paris à verser plus de 100 000 euros à son ancien directeur général Laurent Prud’homme, au titre de surprimes liées aux performances de 21 Production. Le groupe de presse sportif a décidé de faire appel de cette décision.
Laurent Prud’homme avait quitté la direction générale de L’Équipe pour rejoindre l’Olympique Lyonnais comme directeur général. Les relations entre l’ancien dirigeant et son ex-employeur se sont toutefois dégradées plusieurs mois après son départ, lorsque L’Équipe a contesté un accord transactionnel portant sur le versement de surprimes. L’éditeur reprochait notamment à son ancien dirigeant d’avoir maintenu des relations commerciales avec Fedcom Media, une société dont la situation financière était fragile.
Le tribunal écarte l’accusation de dissimulation
L’Équipe estimait que la gestion de ce dossier avait lourdement fragilisé 21 Production et reprochait à Laurent Prud’homme une faute de gestion. Le groupe faisait notamment valoir que la situation de Fedcom Media était suffisamment préoccupante pour qu’un dirigeant raisonnable cesse ses relations contractuelles avec cette société. L’ancien directeur général contestait ces accusations, alors que L’Équipe avait lui-même engagé une procédure contre Fedcom Media pour récupérer cinq millions d’euros correspondant à des prestations impayées liées au championnat de basket.
Le tribunal des affaires économiques de Paris n’a finalement pas retenu l’existence d’une dissimulation intentionnelle. Selon le jugement rapporté par L’Informé, la situation de Fedcom Media était déjà publique au moment du départ de Laurent Prud’homme et avait fait l’objet d’un retentissement dans la presse. Le groupe n’a donc pas apporté, selon les juges, la preuve d’une volonté de dissimulation de la part de son ancien directeur général. L’Équipe devra ainsi verser les surprimes cumulées, les intérêts de retard ainsi que 5 000 euros au titre des frais d’avocat. Laurent Prud’homme n’a en revanche pas obtenu les dommages et intérêts qu’il réclamait pour préjudice moral et matériel ainsi que pour résistance abusive.
L’Équipe a fait appel de cette décision, qui n’est donc pas définitive. Le contentieux entre le groupe de presse et son ancien dirigeant se poursuit ainsi devant la justice, alors que Laurent Prud’homme a depuis poursuivi sa carrière dans un autre secteur. Après son passage à Canal+, TF1, Eurosport puis à la tête de l’Olympique Lyonnais, il dirige désormais le groupe de casinos JOA.
La rédaction
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