MCM va disparaître : la chaîne culte des années 1990 et 2000 s’éteindra le 30 juin
C’est une page de l’histoire de la télévision musicale française qui s’apprête à se tourner. Après 37 ans d’existence, la chaîne MCM cessera définitivement d’émettre le 30 juin prochain. La décision a été confirmée par Groupe M6, propriétaire de la chaîne depuis le rachat du pôle télévision de Lagardère en 2019.
Lancée en 1989 sous le nom de Monte-Carlo Musique, MCM s’était imposée comme une référence incontournable pour plusieurs générations de téléspectateurs. D’abord consacrée aux clips musicaux, elle avait progressivement élargi son offre à la pop culture, aux séries d’animation et aux divertissements destinés aux 15-34 ans.
Malgré plusieurs tentatives de relance, notamment une nouvelle identité visuelle en 2024 et un repositionnement éditorial autour des musiques urbaines, la chaîne n’a pas résisté à la concurrence des plateformes de streaming et des réseaux sociaux, qui ont profondément modifié les habitudes de consommation des contenus musicaux.
Disponible sur les principales box des opérateurs français ainsi que sur les offres Canal+, MCM était encore accessible sur le canal 87 de certaines offres Freebox. Sa fermeture s’inscrit dans une tendance plus large de recul des chaînes musicales linéaires. Fin 2025, plusieurs déclinaisons de MTV avaient déjà disparu du paysage audiovisuel français.
Avec l’arrêt de MCM, c’est un symbole de la télévision des années 1990 et 2000 qui s’efface. Reste désormais à savoir si les distributeurs choisiront de remplacer la chaîne par d’autres offres musicales ou s’ils acteront définitivement la fin d’une époque où les clips rythmaient encore les soirées des téléspectateurs.
Noé Tifault
Noé Tifault est journaliste pour TVMag.info, le média qui décrypte les médias. Ayant débuté dans l'actualité internationale, il a collaboré avec Opinion Internationale et le magazine Entrevue avant de rejoindre la rédaction. Passionné de podcasts, il suit de près l'évolution des nouveaux formats audio et l'actualité du paysage médiatique français.
Voir tous les articles de Noé Tifault →