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Médiamétrie repense sa mesure d’audience face aux nouveaux usages vidéo

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Médiamétrie repense sa mesure d’audience face aux nouveaux usages vidéo
Médiamétrie repense sa mesure d’audience face aux nouveaux usages vidéo

Médiamétrie accélère la transformation de ses outils de mesure d’audience pour tenir compte de l’évolution des usages vidéo. Entre télévision linéaire, replay, plateformes de streaming et extraits diffusés sur les réseaux sociaux, l’entreprise doit désormais mesurer une consommation beaucoup plus fragmentée qu’il y a encore quelques années.

Le changement est particulièrement visible dans les habitudes de visionnage. La part des plateformes de vidéo à la demande dans le temps vidéo quotidien des Français est passée de 33 % en 2023 à 41 % en 2026. Pour Médiamétrie, cette évolution impose de faire évoluer les indicateurs utilisés par les chaînes, les plateformes et les annonceurs.

Une mesure qui ne peut plus se limiter au direct

Le modèle historique de l’audience télévisée repose largement sur la consommation en direct. Or une partie croissante des programmes est désormais regardée après leur diffusion, parfois plusieurs jours plus tard, tandis que certains extraits connaissent une seconde vie sur les plateformes et les réseaux sociaux.

L’exemple du débat organisé par le Medef le 27 août illustre cette évolution. Les chaînes d’information avaient réuni environ deux millions de téléspectateurs en moyenne entre 16h55 et 19h55. Le pic enregistré à 18h37 a ensuite généré 2,4 millions de visionnages supplémentaires dans les sept jours suivant la diffusion, par rapport à l’audience réalisée en direct.

Ces nouveaux usages obligent Médiamétrie à rapprocher différentes formes de consommation afin de donner une vision plus complète de l’audience réelle d’un contenu. Le direct reste un indicateur central pour les chaînes, notamment dans le marché publicitaire, mais il ne suffit plus à mesurer la puissance d’un programme.

Yannick Carriou, président de Médiamétrie, décrit ainsi une transformation profonde de l’entreprise et de ses outils. Depuis deux ans, l’institut a engagé un véritable chantier de ses différentes mesures afin de mieux prendre en compte les nouveaux écrans, les nouveaux modes de consommation et la circulation des contenus au-delà de leur première diffusion.

Pour les chaînes comme pour les plateformes, l’enjeu est désormais de disposer d’une mesure comparable entre des contenus consommés dans des environnements différents. Cette évolution doit également permettre aux annonceurs de mieux évaluer la couverture réelle de leurs campagnes, alors que le temps consacré à la vidéo se répartit entre davantage de services.

Médiamétrie se retrouve donc au cœur d’une mutation du marché audiovisuel. La télévision linéaire conserve une place majeure, mais elle partage désormais l’attention du public avec les services de vidéo à la demande, le replay et les contenus numériques. La capacité à mesurer cette audience éclatée devient un enjeu stratégique pour l’ensemble de l’écosystème.

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