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Moins de cent personnes devant Radio France contre Charles Sapin

Par Noé Tifault Publié le 14 Sep 2026 à 17h37 3 min de lecture
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Moins de cent personnes devant Radio France contre Charles Sapin
Moins de cent personnes devant Radio France contre Charles Sapin

La grève ouverte dans la nuit de samedi à dimanche à Radio France se poursuivait lundi 14 septembre 2026 sur France Inter, franceinfo et France Culture. Le motif n’a pas changé : le recrutement de Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, comme éditorialiste politique du dimanche matin sur Inter. Dans les studios, le mouvement se traduit par des boucles musicales à la place des émissions. Devant la Maison de la radio, dimanche après-midi, le rapport de force était autre. À l’appel de l’intersyndicale, le rassemblement a réuni moins d’une centaine de personnes, salariés et auditeurs confondus, selon des observateurs.

Le contraste est le vrai sujet. Depuis la rentrée, l’affaire Sapin occupe les rédactions, les réseaux et les communiqués internes. Elle n’a pas occupé le parvis. Quelques prises de parole ont pourtant fixé le cadre du conflit. Un manifestant a parlé d’une « ligne rouge » franchie. Une auditrice a regretté le choix de casting. L’argument syndical porte sur la ligne de la station, pas seulement sur un nom. Le chiffre du rassemblement, lui, dit que cette colère, très audible dans le débat médiatique, reste encore étroite dans la rue.

La chronique n’est pas passée, la décision reste

Dimanche matin, la chronique de Charles Sapin n’a pas été diffusée. L’antenne a proposé de la musique et un message d’explication. La présidence de Radio France n’en a pas moins maintenu le recrutement, au nom du pluralisme et de la nécessité de faire entendre « tous les points de vue » à l’approche de la présidentielle. La direction refuse de traiter l’arrivée de l’éditorialiste comme une capitulation éditoriale. Les grévistes la traitent comme une rupture de contrat avec une partie de l’audience et des rédactions.

Le mouvement continue donc dans les locaux, là où il pèse réellement : sur la grille. Inter, franceinfo et France Culture voient leurs programmes habituels reculer derrière la musique. C’est un levier classique du service public radiophonique, plus efficace qu’un meeting clairsemé. Reste un déséquilibre désormais documenté. La contestation monopolise l’attention. Elle n’a pas, pour l’heure, rempli le trottoir de la Maison de la radio. La grève se joue désormais à l’intérieur, entre une direction qui ne cède pas et des antennes qui, lundi encore, ne tournent pas comme prévu.

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Noé Tifault

Noé Tifault

Noé Tifault est journaliste pour TVMag.info, le média qui décrypte les médias. Ayant débuté dans l'actualité internationale, il a collaboré avec Opinion Internationale et le magazine Entrevue avant de rejoindre la rédaction. Passionné de podcasts, il suit de près l'évolution des nouveaux formats audio et l'actualité du paysage médiatique français.

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