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Parcs & Loisirs Magazine accélère quatre ans après son lancement en kiosque

Par La rédaction Publié le 22 Sep 2026 à 16h37 5 min de lecture
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Parcs & Loisirs Magazine accélère quatre ans après son lancement en kiosque
Parcs & Loisirs Magazine accélère quatre ans après son lancement en kiosque

Lancé en 2022 par le journaliste et animateur Maxime Guény, Parcs & Loisirs Magazine s’est installé sur un créneau jusque-là peu occupé par la presse française : l’économie, les coulisses et les nouveautés des parcs d’attractions. Quatre ans plus tard, le trimestriel vient de publier son 18e numéro, a augmenté sa pagination et revendique une nette progression de ses ventes.

Quand Parcs & Loisirs Magazine arrive chez les marchands de journaux le 23 mai 2022, le pari n’a rien d’évident. Le titre, édité par la société Des Idées de Guény, mise sur le papier alors que la presse spécialisée poursuit sa transformation numérique. Le premier numéro compte une centaine de pages et est tiré à 50 000 exemplaires, selon les informations publiées à l’époque par Puremédias. L’ambition est déjà large : ne pas seulement parler de montagnes russes, mais traiter des parcs à thème, des zoos, des aquariums, des parcs aquatiques, des escape games et, plus largement, de l’industrie des loisirs. Le magazine est aujourd’hui dirigé éditorialement par son fondateur Maxime Guény, qui cumule les fonctions de directeur de la publication et rédacteur en chef, tandis que Philippe Guény préside la société éditrice.

Quatre ans plus tard, le titre a conservé son rythme trimestriel mais a épaissi sa formule. Le numéro 18, paru le 9 septembre 2026, compte désormais 108 pages et est vendu 7,90 euros. Sa distribution est assurée dans le réseau des marchands de presse, avec également une commercialisation directe et une offre numérique. Le positionnement est clairement hybride : le magazine s’adresse autant aux passionnés qu’aux professionnels du secteur, avec des reportages de terrain, des interviews de dirigeants, des enquêtes, des tests d’attractions, des dossiers sur l’expérience client, le merchandising ou encore les stratégies de développement des exploitants. Dans les données professionnelles de MLP, le titre est classé parmi les trimestriels « Nature et voyages », tout en revendiquant une spécialisation beaucoup plus étroite autour des loisirs.

Une croissance revendiquée dans un marché de niche

Le développement du magazine s’appuie sur un marché qui pèse désormais lourd dans l’économie touristique française. Le Snelac, syndicat professionnel des espaces de loisirs, d’attractions et culturels, fait état d’environ 70 millions de visites par an, de 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, de 47 600 salariés en emploi principal et d’un réseau de quelque 650 entreprises. Parcs & Loisirs Magazine bénéficie d’ailleurs du soutien du syndicat depuis son lancement. Cette proximité lui permet de couvrir aussi bien les grands groupes comme Disneyland Paris, la Compagnie des Alpes ou Europa-Park que des acteurs régionaux moins exposés médiatiquement.

Le titre assure par ailleurs avoir trouvé une dynamique commerciale. Selon le Snelac, le numéro précédant l’édition de juin 2026 avait enregistré plus de 60 % de ventes supplémentaires sur un an lors de son lancement, une progression qui a accompagné le passage de 100 à 108 pages. Aucun chiffre public récent de diffusion totale ou de ventes moyennes n’est toutefois disponible dans les sources consultées, ce qui empêche de mesurer précisément la taille actuelle de son lectorat. La trajectoire est néanmoins suffisamment visible pour que le titre poursuive ses investissements éditoriaux. Le prix au numéro, longtemps maintenu à 7,50 euros, est passé à 7,90 euros à partir du numéro 17 au printemps 2026.

One Piece, Disney et Universal au sommaire du numéro 18

Cette montée en gamme se retrouve dans le dernier numéro. L’édition de septembre s’intéresse notamment à l’arrivée de One Piece au musée Grévin, à la future attraction Supersonic 1887 de Nigloland et à un projet de parcs à thème en région parisienne. Le magazine consacre aussi un dossier à Kissimmee, en Floride, aux portes de Walt Disney World et d’Universal Orlando Resort, ainsi qu’aux annonces faites autour des futures attractions Disney. S’ajoutent des sujets sur Walibi Rhône-Alpes, les 60 ans de Fraispertuis-City, Europa-Park, les coulisses de la création d’expériences horrifiques chez Universal et un entretien avec Jean-Christophe Parent, directeur de Walibi Belgium. Le positionnement est donc autant celui d’un magazine de passionnés que celui d’une publication observant les investissements, les stratégies et les transformations industrielles du secteur.

Le développement de Parcs & Loisirs Magazine passe enfin par une présence croissante au-delà de ses propres pages. Maxime Guény intervient régulièrement dans les médias pour commenter l’économie et les tendances des parcs d’attractions. Le 13 août dernier, il était par exemple invité dans la matinale de TF1 pour analyser l’impact des épisodes de canicule sur la fréquentation des sites de loisirs. Une exposition qui contribue à installer la marque du magazine comme source spécialisée auprès des médias généralistes. Pour ce titre indépendant, le prochain enjeu sera désormais de transformer cette reconnaissance sectorielle en croissance durable, tout en conservant un équilibre entre contenu grand public, expertise professionnelle, publicité et ventes en kiosque. Dans un secteur où les investissements se comptent désormais en centaines de millions d’euros, la matière éditoriale ne manque pas.

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