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Rania Kissi raconte son parcours de l’Aide sociale à l’enfance à la mairie de Paris dans le podcast En vrai

Par La rédaction Publié le 23 Juil 2026 à 17h14 3 min de lecture
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Rania Kissi raconte son parcours de l’Aide sociale à l’enfance à la mairie de Paris dans le podcast En vrai
Rania Kissi raconte son parcours de l'Aide sociale à l'enfance à la mairie de Paris dans le podcast En vrai (image : Capture d'écran chaîne Youtube En vrai)

Dans le dernier épisode du podcast En vrai – Le podcast des engagé.e.s, animé par Jeanne Baron, Rania Kissi revient sur un parcours marqué par la précarité, les violences et la protection de l’enfance. Juriste, militante et récemment élue au Conseil de Paris sur la liste d’Emmanuel Grégoire, elle raconte comment son histoire personnelle a façonné son engagement en faveur des enfants placés et des personnes les plus vulnérables.

De l’arrivée en France à la rue à 18 ans

Originaire du Maroc, Rania Kissi explique être arrivée seule en France à l’âge de 10 ans pour rejoindre son père. Elle décrit les violences physiques qu’elle subit, son abandon puis son placement par les services de l’Aide sociale à l’enfance après qu’une juge pour enfants lui demande simplement ce qu’elle souhaite. Cette magistrate, qui décide de la placer en famille d’accueil, représente selon elle le premier adulte à lui avoir véritablement tendu la main.

À sa majorité, la protection s’interrompt brutalement. Elle raconte s’être retrouvée sans logement et avoir passé plusieurs mois à dormir dans la rue tout en poursuivant ses études de droit. Pour survivre, elle récupère de la nourriture dans les poubelles, se lave dans une piscine municipale et développe des réflexes de survie afin d’éviter les agressions. Une période qu’elle décrit comme la plus difficile de son existence.

Un engagement politique centré sur la protection de l’enfance

Au cours de l’entretien, Rania Kissi porte un regard très critique sur le fonctionnement actuel de la protection de l’enfance. Si elle affirme devoir sa vie au service public, elle estime également que le système est « à bout de souffle » et dénonce l’absence d’accompagnement de nombreux jeunes lorsqu’ils atteignent 18 ans. Selon elle, ces défaillances doivent être corrigées sans remettre en cause les professionnels qui œuvrent quotidiennement au sein des services sociaux.

Elle explique avoir longtemps hésité avant de s’engager en politique, craignant d’être utilisée comme symbole. Finalement, elle affirme avoir accepté de rejoindre la majorité municipale parisienne avec un objectif précis : faire évoluer les politiques publiques en faveur des enfants placés. Elle assure qu’elle quitterait ses fonctions si elle estimait ne plus être en mesure de défendre cette cause.

« Penser d’abord aux plus vulnérables »

Au-delà de son histoire personnelle, Rania Kissi développe une réflexion plus large sur l’engagement politique. Elle estime que la priorité doit être donnée aux enfants, aux personnes âgées et aux Français confrontés à la précarité, regrettant que les responsables politiques soient parfois éloignés des réalités du quotidien. Elle appelle également à faire davantage de place aux personnes directement concernées par les politiques publiques afin qu’elles puissent participer aux décisions qui les touchent.

À travers ce témoignage, Rania Kissi livre un récit mêlant expérience personnelle et réflexion politique. Son parcours, de l’Aide sociale à l’enfance jusqu’à son élection à la mairie de Paris, illustre la volonté de transformer une histoire marquée par les difficultés en engagement au service de la protection de l’enfance et des publics les plus fragiles.

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