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Sarah Saldmann quitte CNews et Europe 1 après l’entrée de Vincent Bolloré au capital de Frontières

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Sarah Saldmann quitte CNews et Europe 1 après l’entrée de Vincent Bolloré au capital de Frontières
Sarah Saldmann quitte CNews et Europe 1 après l’entrée de Vincent Bolloré au capital de Frontières

Sarah Saldmann a annoncé lundi 14 septembre mettre fin à sa collaboration avec CNews et Europe 1. Sur X, l’avocate, devenue une intervenante régulière des antennes du groupe Bolloré, écrit : « J’ai pris la décision de mettre un terme à cette relation professionnelle. » Elle juge la décision « mûrement réfléchie » et dit quitter les deux médias « avec respect et reconnaissance », tout en voulant « ouvrir désormais un nouveau chapitre ».

Le départ n’est pas présenté comme un désaccord d’antenne. Saldmann le relie explicitement à « l’importance prise aujourd’hui par le média Frontières ». Il y a dix jours, Vincent Bolloré est entré à hauteur de 25 % au capital de ce média identitaire, via Lagardère Media News. Erik Tegnér, fondateur de Frontières et chroniqueur de « 100 % Frontières » sur CNews, avait salué « un acteur de référence » et promis des « synergies » avec le groupe, ainsi qu’un hebdomadaire, L’Indiscret, conçu comme un « mix entre Le Canard enchaîné et les lettres d’informations confidentielles ».

Un arbitrage de positionnement plus qu’un mero mero d’antenne

Sarah Saldmann était apparue sur CNews dès 2021-2022, en parallèle de BFM Business et des « Grandes Gueules », avant de s’imposer comme un visage récurrent de la chaîne. Son départ intervient au moment où l’écosystème Bolloré resserre le lien entre CNews, Europe 1 et un pôle digital plus marqué à droite. Pour une avocate qui construit aussi une marque personnelle hors antenne, rester dans ce dispositif après l’investissement dans Frontières devenait un choix politique autant que professionnel.

Côté groupe, la perte d’une chroniqueuse exposée n’affaiblit pas à elle seule les grilles. Elle signale toutefois une tension : plus l’ensemble CNews–Europe 1–Frontières s’affiche comme un bloc, plus certains intervenants devront trancher. La suite dira si Saldmann bascule vers d’autres chaînes d’info, vers le barreau et les plateformes, ou vers un média concurrent. Pour le secteur, l’épisode illustre la polarisation du mercato des chroniqueurs : l’entrée au capital d’un titre identitaire ne reste plus un fait financier. Elle devient un critère de présence à l’antenne.

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