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Sonia Mabrouk répond à la fronde interne après ses débuts sur BFMTV

Par Aimé Kaniki Publié le 27 Août 2026 à 10h17 3 min de lecture
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Sonia Mabrouk répond à la fronde interne après ses débuts sur BFMTV
Sonia Mabrouk répond à la fronde interne après ses débuts sur BFMTV

Quelques jours seulement après le lancement de « 100 % Mabrouk », Sonia Mabrouk fait face aux critiques de la Société des journalistes de BFMTV. Accusée de privilégier certaines sensibilités politiques dans le choix de ses invités, la journaliste défend une émission ouverte à « toutes les opinions ».

La SDJ s’inquiète du choix des invités

Arrivée de CNews au terme d’un mercato particulièrement remarqué, Sonia Mabrouk a effectué ses débuts sur BFMTV lundi 24 août. Mais sa nouvelle émission suscite déjà des tensions au sein de la rédaction. Dans un communiqué publié mercredi, la SDJ et la CGT du groupe RMC ont dénoncé la succession de personnalités controversées sur son plateau.

Les représentants des journalistes citent notamment Sophie de Menthon et Céline Pina, invitées lors des deux premières émissions. Ils redoutent que « 100 % Mabrouk » ne devienne « une pâle copie d’une chaîne d’opinion », alors que les médias audiovisuels entrent dans une période particulièrement sensible à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.

La présence annoncée de Robert Ménard chaque dimanche alimente également les inquiétudes. Le maire de Béziers participera à un échange hebdomadaire avec Sonia Mabrouk, avant qu’un trio d’éditorialistes aux sensibilités différentes ne revienne sur leurs discussions. La direction de BFMTV assure que ce dispositif permettra de garantir la contradiction et le débat d’idées.

« Il n’y a pas d’invités tabous »

Interrogée jeudi matin par Benjamin Duhamel sur France Inter, Sonia Mabrouk a fermement défendu sa conception du pluralisme. « Toutes les opinions sont représentées. Il n’y a pas de questions taboues en réalité. Il n’y a pas d’invités tabous », a-t-elle affirmé, refusant l’idée d’établir une liste de personnalités interdites d’antenne.

La journaliste de 49 ans revendique avant tout la liberté de débattre. « Le seul intérêt, c’est de faire vivre un débat démocratique, d’avoir une conversation saine, d’avoir des échanges féconds », a-t-elle expliqué. Elle assure également être prête à intervenir comme « garde-fou » lorsque certains propos sortent du cadre.

Sonia Mabrouk exclut par ailleurs toute volonté de « CNewsiser BFMTV ». Partie de CNews et d’Europe 1 en février dernier après s’être opposée au maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne, elle continue néanmoins d’assumer ses convictions personnelles et son style d’interview très affirmé.

Sonia Mabrouk réclame du temps

Face à la rapidité des critiques, l’animatrice rappelle qu’elle n’a présenté que trois numéros de son nouveau rendez-vous. « Accordez-moi quand même la possibilité de discuter, de dialoguer, d’ajuster », a-t-elle demandé, estimant que son émission devait encore trouver son équilibre.

Cette polémique place BFMTV devant un exercice délicat. La chaîne souhaite profiter de la personnalité et de la notoriété de Sonia Mabrouk pour renforcer sa grille, tout en rassurant une rédaction soucieuse de préserver son identité éditoriale. Les prochaines semaines permettront de déterminer si « 100 % Mabrouk » parvient à concilier liberté de ton, pluralisme et exigences internes.

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Aimé Kaniki

Aimé Kaniki

Aimé Kaniki est un journaliste expert des médias, créateur et animateur de « L'Hebdo Médias », diffusée en direct chaque vendredi sur Beur FM. Rédacteur en chef d'Infomatin, il a également officié comme journaliste culture et médias pour le magazine Entrevue. Passionné de télévision et de radio, il suit de près l'évolution du paysage audiovisuel français. En dehors de l'antenne, ce mordu de sport voue une véritable passion au football et à la Formule 1.

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