Aller au contenu

Télévision · Radio · Presse · Numérique

Tout le fil d’actualité
À la uneL'actualité des médias

Anna N’Diaye : « J’aimerais un jour raconter et décrypter le monde à ma manière »

De la finance au journalisme, des documentaires pour Canal+ Afrique aux plateaux de 28 minutes sur ARTE, Anna N’Diaye a construit un parcours singulier dans l’audiovisuel français. Également…

Lire l'article
Revenus

YouTube veut faire du shopping un nouveau pilier de l’économie des créateurs

Partager
YouTube veut faire du shopping un nouveau pilier de l’économie des créateurs
YouTube veut faire du shopping un nouveau pilier de l’économie des créateurs

YouTube accélère dans le commerce en ligne. À l’occasion de « Made on YouTube 2026 », la plateforme a dévoilé plusieurs outils destinés à faciliter les recommandations de produits, les partenariats avec les marques et la création assistée par intelligence artificielle. L’objectif est clair : permettre aux créateurs de diversifier davantage leurs revenus au-delà de la publicité et des abonnements.

Le principal chantier concerne YouTube Shopping. Plus de 1,3 million de créateurs participent désormais au programme d’affiliation de la plateforme, qui leur permet de toucher une commission lorsqu’un spectateur achète un produit recommandé dans une vidéo, un Short ou un direct. Selon YouTube, le volume d’affaires généré par ce dispositif a été multiplié par treize en deux ans et les revenus shopping des créateurs ont doublé en un an. Le programme doit être disponible dans 35 pays d’ici fin 2026, tandis que de nouveaux partenaires sont intégrés, dont Amazon dans plusieurs marchés. Les produits affichés pourront également s’adapter automatiquement au pays dans lequel se trouve le spectateur.

YouTube cherche surtout à raccourcir le chemin entre la recommandation et l’achat. La plateforme affirme que ses tags Shopping génèrent plus de deux fois plus de clics que les simples liens placés dans la description d’une vidéo. L’enjeu est d’autant plus important que les recommandations commerciales des créateurs sont présentes sur l’ensemble des formats, y compris les Shorts et les vidéos regardées sur un téléviseur. YouTube avait déjà abaissé cette année l’accès à son programme Shopping à certains créateurs comptant seulement 500 abonnés, signe de sa volonté d’élargir rapidement le nombre de chaînes capables de générer des commissions.

L’intelligence artificielle entre aussi dans la relation avec les marques

Le groupe renforce parallèlement ses outils destinés aux partenariats publicitaires. Avec YouTube Creator Partnerships, les marques et agences peuvent repérer plus facilement des profils avec lesquels collaborer. Un nouvel assistant, « Ask Studio », doit aider les créateurs à répondre à des briefs, préparer leurs présentations commerciales ou construire des propositions à destination des annonceurs. YouTube développe aussi des outils d’IA pour le montage des Shorts, la création de miniatures et l’analyse des performances dans YouTube Studio.

Pour YouTube, cette évolution traduit un changement de modèle. Le créateur n’est plus seulement rémunéré par les publicités placées autour de ses vidéos : il peut vendre des produits, toucher des commissions, conclure des contrats avec des marques ou utiliser son audience pour développer sa propre activité. Après avoir largement structuré l’économie publicitaire de la vidéo en ligne, YouTube veut désormais capter une part plus importante du commerce généré par ses contenus. Une stratégie qui rapproche encore davantage la plateforme des réseaux sociaux spécialisés dans le « social commerce », mais aussi des places de marché traditionnelles.

Partager cet article

Votre article, prêt à partager.

Téléchargez le visuel, puis ajoutez-le à votre publication Instagram. Vous pouvez aussi copier la légende avec le lien de l'article.

Prolongez la lecture