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Fusions-acquisitions

Fusion Warner Bros. Discovery–Paramount : douze États dénoncent une menace pour la concurrence

Par La rédaction Publié le 16 Juil 2026 à 18h32 3 min de lecture
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Fusion Warner Bros. Discovery–Paramount : douze États dénoncent une menace pour la concurrence
Fusion Warner Bros. Discovery–Paramount : douze États dénoncent une menace pour la concurrence

Le projet de rachat de Warner Bros. Discovery par Paramount Skydance, évalué à environ 111 milliards de dollars, se heurte à une nouvelle offensive judiciaire aux États-Unis. Douze États américains ont déposé une plainte afin de bloquer l’opération, estimant que cette fusion réduirait fortement la concurrence dans les secteurs du cinéma, de la télévision et du streaming.

À l’origine de cette action figure le procureur général de Californie, Rob Bonta, qui estime que le rapprochement de deux des principaux groupes de divertissement américains entraînerait une hausse des prix, une baisse de la qualité des contenus et une diminution du choix proposé aux consommateurs. Selon les plaignants, l’opération enfreindrait la loi Clayton, qui interdit les fusions susceptibles de limiter de manière significative la concurrence.

Les autorités locales contestent la décision de Washington

Les douze États à l’origine de cette procédure (Californie, Arizona, Colorado, Connecticut, Massachusetts, Minnesota, Nevada, New Jersey, Nouveau-Mexique, New York, Oregon et Washington) appartiennent tous à des exécutifs démocrates.

Cette action intervient pourtant quelques semaines après le feu vert donné par le Département américain de la Justice. À l’issue d’une enquête de huit mois, l’administration fédérale a conclu que la fusion ne porterait pas atteinte à la concurrence et qu’elle permettrait au contraire de renforcer la compétitivité des studios américains face aux géants mondiaux du streaming.

Paramount défend un futur champion face à Netflix

Paramount Skydance rejette les accusations formulées par les procureurs. Le groupe affirme que cette fusion est indispensable pour permettre aux studios traditionnels de rivaliser avec Netflix, Amazon, Apple ou encore Disney, qui dominent désormais le marché mondial du streaming.

La future entité s’est notamment engagée à produire au moins 30 films par an, avec une exploitation en salles d’au moins 45 jours avant leur arrivée sur les plateformes numériques. Pour Paramount, le véritable risque pour la concurrence réside davantage dans la domination des grandes plateformes technologiques que dans le rapprochement de deux groupes historiques d’Hollywood.

L’Europe et le Royaume-Uni examinent également le dossier

Si 24 autorités de concurrence à travers le monde ont déjà validé l’opération, plusieurs régulateurs poursuivent encore leurs analyses. La Commission européenne examine actuellement les engagements proposés par Paramount afin de répondre à ses préoccupations en matière de concurrence. Bruxelles doit rendre sa décision le 22 juillet. Au Royaume-Uni, les autorités envisagent également une enquête approfondie afin d’évaluer les conséquences du rapprochement sur le pluralisme des médias.

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