Coupe du monde 2026 : la RTBF tire un bilan très positif malgré les critiques
Au terme de la Coupe du monde 2026, la RTBF affiche sa satisfaction. Dans un entretien accordé à La Dernière Heure, Benoît Delhauteur, chef des sports du groupe public belge, revient sur une compétition qui a largement dépassé les attentes en matière d’audience, malgré des horaires parfois nocturnes, des contraintes budgétaires et plusieurs critiques concernant la diffusion de l’intégralité des rencontres. Selon lui, « la force d’attraction de la Coupe du monde est assez folle », tant sur la télévision que sur les plateformes numériques.
Le parcours des Diables Rouges a confirmé cet engouement. Le huitième de finale face aux États-Unis, disputé en pleine nuit, a réuni plus de 1,01 million de téléspectateurs sur les antennes et plateformes de la RTBF, avec un pic à 927 199 personnes à 3 h 57 et une part de marché moyenne de 93,1 %, un record historique pour un match de Coupe du monde en Belgique depuis 1998.
Le numérique devient un pilier de la stratégie
L’autre enseignement majeur de ce Mondial concerne les usages numériques. La plateforme Auvio a enregistré une forte progression tout au long de la compétition. Le huitième de finale Belgique–États-Unis a notamment attiré 206 952 visiteurs uniques en direct sur Auvio et RTBF Actus, tandis que le talk digital Le Morning a cumulé plus de quatre millions de vues depuis le début du tournoi. Pour Benoît Delhauteur, cette évolution confirme que la consommation du sport se fait désormais sur plusieurs écrans et que le numérique est devenu une priorité stratégique pour le diffuseur public.
Cette complémentarité entre télévision linéaire et plateformes numériques a permis à la RTBF de maintenir une couverture éditoriale continue, avec des directs, des replays, des résumés et des émissions d’analyse disponibles à tout moment. Une organisation qui mobilisait la rédaction sportive quasiment 24 heures sur 24 durant la compétition.
Des contraintes budgétaires assumées
La réussite éditoriale n’a toutefois pas empêché certaines critiques. La RTBF a notamment été attaquée pour avoir diffusé gratuitement l’intégralité des 104 matches du tournoi, alors que certains responsables politiques jugeaient cet investissement trop important. Benoît Delhauteur défend au contraire ce choix, estimant qu’il relève pleinement de la mission de service public et qu’il constitue une réponse face à la montée en puissance des plateformes payantes.
Le responsable rappelle également que la RTBF disposait d’un budget inférieur à celui du précédent Mondial, alors même que le nombre de rencontres diffusées était plus élevé. Pour contenir les coûts, le groupe a notamment choisi de commenter environ 80 des 104 matches depuis Bruxelles, limitant ainsi les déplacements des équipes tout en maintenant une couverture complète de la compétition.
Au final, cette Coupe du monde apparaît comme un succès majeur pour la RTBF. Malgré les horaires parfois contraignants et un contexte économique plus serré, le service public belge a confirmé que les grands événements sportifs demeurent un puissant facteur de rassemblement, aussi bien à la télévision que sur les plateformes numériques.
La rédaction
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