Louise Montangon se confie dans « Les Incorrectibles » : de Mélenchon au RN, le parcours d’une nouvelle figure médiatique de la droite
À seulement 22 ans, Louise Montangon s’est imposée en quelques semaines dans le paysage médiatique français. Invitée d’Éric Morillot dans « Les Incorrectibles », l’étudiante en philosophie et responsable de l’UNI à Bordeaux revient longuement sur son parcours politique, son ancienne proximité avec les idées de Jean-Luc Mélenchon, son engagement étudiant et sa récente adhésion au Rassemblement national.
Encore inconnue du grand public il y a peu, Louise Montangon reconnaît elle-même avoir été happée par une médiatisation extrêmement rapide. Dans l’entretien accordé aux « Incorrectibles », elle se présente comme une étudiante de 22 ans en master de philosophie, originaire d’un village de Charente-Maritime et engagée depuis trois ans à l’UNI Bordeaux. Elle explique avoir grandi dans une famille de classe moyenne peu politisée, dans laquelle le travail, le respect et la politesse occupaient, selon elle, une place centrale.
Sa trajectoire politique est l’un des fils conducteurs de l’émission. Louise Montangon raconte avoir découvert Jean-Luc Mélenchon à l’adolescence, lorsqu’elle fréquentait Twitter en cachette. À cette époque, elle dit avoir adhéré à différents discours écologistes, anti-impérialistes ou hostiles à la police, avant de progressivement remettre en question ses convictions. Cette évolution, racontée par l’intéressée elle-même, constitue aujourd’hui une part importante de son récit médiatique.
De l’université Bordeaux-Montaigne à l’engagement à l’UNI
Louise Montangon situe une partie importante de son basculement politique lors de son arrivée à l’université Bordeaux-Montaigne. Elle raconte avoir été confrontée aux blocages universitaires, aux interventions de militants dans les amphithéâtres et à plusieurs mouvements de protestation qu’elle jugeait incompatibles avec sa conception de l’université. Ces épisodes l’auraient progressivement conduite à se rapprocher de l’UNI, organisation étudiante historiquement située à droite.
Elle revendique notamment le mérite, l’excellence et l’effort comme valeurs centrales de son engagement étudiant. Dans l’entretien, elle se présente également comme opposée aux blocages universitaires et à ce qu’elle désigne comme le « wokisme » ou l’influence de l’extrême gauche dans les établissements. Ces appréciations relèvent de son positionnement politique et sont fortement contestées par ses adversaires.
Une adhésion récente au Rassemblement national
Louise Montangon confirme également avoir adhéré au Rassemblement national en 2026. Elle explique que cette décision est notamment liée à sa rencontre avec Julie Rechagneux, eurodéputée RN et candidate aux élections municipales de Bordeaux. Le RN a obtenu 7,02 % des voix au premier tour des municipales bordelaises de mars 2026.
Elle précise toutefois qu’elle distingue cet engagement partisan de son rôle à l’UNI. « Je ne suis pas la porte-parole du Rassemblement national », insiste-t-elle, affirmant intervenir dans les médias au nom de son organisation étudiante. Elle indique parallèlement être responsable de la communication de l’UNI depuis septembre et responsable de sa structure bordelaise.
Une médiatisation accélérée après son passage face à Gabriel Attal
La jeune militante attribue une grande partie de sa récente notoriété à une confrontation télévisée avec Gabriel Attal. Elle raconte avoir préparé plusieurs chiffres et arguments avant l’émission, mais assure que sa tirade face à l’ancien Premier ministre n’avait pas été écrite à l’avance. Après cette séquence, les invitations sur les plateaux se sont multipliées.
Cette exposition lui vaut également le soutien public de plusieurs personnalités de droite. Louise Montangon évoque notamment les compliments de Philippe de Villiers et des messages reçus de parlementaires du RN. Elle explique cependant vouloir désormais marquer une pause dans sa présence médiatique afin de continuer ses études à distance.
Des menaces qu’elle dit subir depuis son engagement
L’un des passages les plus sensibles de l’entretien concerne les menaces dont Louise Montangon affirme avoir été victime depuis son engagement à l’UNI. Elle raconte que son adresse et son numéro de téléphone auraient circulé et assure avoir été prise à partie à plusieurs reprises dans son université. Ces éléments sont relatés par la jeune femme et ne sont pas indépendamment établis par le seul entretien.
Elle explique aujourd’hui poursuivre ses études à distance pour des raisons de sécurité. Dans l’entretien, elle décrit notamment plusieurs confrontations avec des militants qu’elle présente comme appartenant à l’extrême gauche ou à la mouvance antifasciste. Là encore, il s’agit de son récit personnel, qui nécessiterait des éléments complémentaires pour être présenté comme un fait établi.
À 22 ans, déjà tournée vers 2027 ?
Interrogée sur une éventuelle carrière politique, Louise Montangon se montre encore prudente. Elle affirme que « l’heure n’est pas aux ambitions politiques » et dit ne pas encore se projeter comme candidate à une élection.
Son adhésion au RN, sa visibilité croissante dans les médias et son rôle à l’UNI en font néanmoins une personnalité désormais identifiée dans les débats autour de la jeunesse et de la droite française. À l’approche de la présidentielle de 2027, l’entretien d’Éric Morillot montre surtout une jeune militante qui cherche encore à définir la place qu’elle souhaite occuper entre engagement étudiant, exposition médiatique et politique partisane.




