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Tiakola, Salahdine Parnasse et Nordine Ganso dans « The Bridge » : travail, critiques, sacrifices et succès au cœur d’un échange sans filtre

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Tiakola, Salahdine Parnasse et Nordine Ganso dans « The Bridge » : travail, critiques, sacrifices et succès au cœur d’un échange sans filtre
Tiakola, Salahdine Parnasse et Nordine Ganso dans « The Bridge » : travail, critiques, sacrifices et succès au cœur d’un échange sans filtre

Pour l’ouverture de la saison 4 de « The Bridge », désormais disponible sur Disney+ et YouTube, Aurélien Tchouaméni, Sandy Heribert et Donel Jack’sman ont réuni Tiakola, Salahdine Parnasse et Nordine Ganso. Pendant près d’une heure et demie, le rappeur, le combattant de MMA et l’humoriste ont parlé de leurs débuts, de leurs sacrifices, de la pression du succès, des réseaux sociaux, des critiques, de leurs familles et de leur rapport au travail. Une conversation très libre, faite de nombreuses vannes mais aussi de réflexions sur la réussite et sur ce qu’il faut accepter pour durer.

L’émission commence justement sur un ton léger avec les surnoms des invités. Nordine Ganso raconte que « Ganso » lui vient d’un joueur brésilien qu’il appréciait à l’époque de Santos, lorsqu’il cherchait un pseudonyme moins évident que Neymar. Tiakola se replonge de son côté dans l’époque où certains le surnommaient « Filet Mignon », un nom utilisé notamment sur Snapchat avant qu’il ne décide de le retirer lorsque sa carrière a commencé à prendre une autre dimension. Salahdine Parnasse, lui, révèle que sa grande sœur l’appelle « Didine », un surnom qui contraste forcément avec son image de combattant. Les cadeaux offerts par la production permettent rapidement d’installer l’ambiance : un verre de Ricard pour rappeler à Nordine une ancienne expérience professionnelle catastrophique, un clin d’œil au passé de Tiakola et un livre d’anglais pour Salahdine, qui reconnaît sans détour ses difficultés avec la langue.

Salahdine Parnasse raconte son arrivée à l’UFC et son refus du trash-talking

Le combattant revient longuement sur ses débuts à l’UFC et sur le stress qui accompagne l’entrée dans l’octogone. Il décrit une « peur de mal faire », qu’il considère comme utile parce qu’elle augmente sa vigilance, sa concentration et son explosivité. Après un combat expéditif terminé en 2 minutes 35, il explique que la principale différence avec les organisations qu’il fréquentait auparavant se situe surtout autour de la pression médiatique et des nombreuses sollicitations qui entourent désormais chaque rendez-vous.

Salahdine Parnasse refuse cependant de modifier son personnage pour correspondre aux codes du spectacle américain. Alors que son adversaire l’avait notamment qualifié de « no-name », il estime qu’une nouvelle génération peut émerger sans reproduire le trash-talking popularisé par Conor McGregor. « Je fais mon taf dans la cage », résume-t-il, préférant une attitude beaucoup plus calme. Dans l’émission, cette manière d’être devient presque un running gag : derrière son sourire et son apparente tranquillité se trouve un combattant capable de devenir extrêmement agressif dès que la compétition commence.

Il affirme d’ailleurs n’avoir jamais refusé un combat. Lorsqu’on lui demande s’il accepterait d’affronter immédiatement un adversaire placé tout en haut de la hiérarchie, sa réponse est simple : si l’UFC lui propose, il y va. Il assure avoir toujours fonctionné de cette manière depuis ses débuts, en acceptant les adversaires qui lui étaient proposés et en construisant progressivement son expérience contre des profils très différents. Pour lui, le but reste le même : se préparer suffisamment pour pouvoir répondre à toutes les situations.

Tiakola : du football à la musique, avec la mentalité du compétiteur

Tiakola raconte lui aussi un parcours construit très tôt autour du sport. Avant la musique, il voulait devenir footballeur professionnel. Il jouait notamment latéral gauche et a évolué avec plusieurs joueurs qui ont ensuite atteint le haut niveau. Avec le recul, il estime avoir compris vers 15 ou 16 ans qu’il n’avait probablement pas le niveau nécessaire pour devenir professionnel. Mais cette première ambition lui a laissé quelque chose d’essentiel : une mentalité de compétiteur qu’il dit avoir ensuite transférée dans la musique.

Pour lui, le parallèle est très clair : « Le studio, c’est l’entraînement », tandis que la sortie d’un morceau correspond au jour du match. Une fois le titre publié, le public juge. Et contrairement au sport, où un résultat permet souvent de désigner immédiatement un vainqueur et un perdant, la musique reste soumise à des critères beaucoup plus subjectifs. Tiakola reconnaît d’ailleurs avoir déjà connu des morceaux mal reçus au départ. Il cite notamment « Mélo décalé », qui avait suscité du scepticisme lorsqu’il en avait dévoilé quelques secondes. L’artiste a alors décidé de défendre le morceau physiquement, en multipliant les soirées, les festivals et les apparitions jusqu’à l’installer progressivement auprès du public.

Cette philosophie l’amène à considérer qu’un artiste ne peut pas simplement sortir un titre puis attendre. Il faut aller « au charbon », convaincre, montrer l’énergie du morceau et porter soi-même son projet. Nordine Ganso souligne justement dans l’émission la manière dont Tiakola avait accompagné la sortie de « Mélo décalé », en donnant envie au public de s’approprier le morceau par sa propre énergie.

Gospel, Congo, R&B, rap : les racines musicales de Tiakola

Le rappeur remonte aussi beaucoup plus loin dans son histoire musicale. Il explique avoir commencé à chanter très jeune, autour de quatre ans, dans un environnement familial marqué par le gospel. Certaines de ses cousines et tantes évoluaient au sein du groupe Kunda Sister et répétaient chez lui lorsqu’elles étaient en France. En les observant travailler leurs différentes voix, il s’est naturellement mis à chanter avec elles. « La mélo, ça part de là », explique-t-il.

Plus tard, lorsqu’il commence réellement la musique en groupe, il hésite pourtant à assumer totalement ce registre mélodique. Dans son environnement, le rap et les codes de groupe dominent. Tiakola raconte avoir commencé par rapper comme les autres avant de comprendre que sa singularité se trouvait précisément dans les mélodies. Pour son nouveau projet, il affirme vouloir revenir à trois racines : ses influences américaines, ses origines congolaises et son vécu à La Courneuve. À cela s’ajoutent le R&B, le rap et l’afro, qu’il refuse de cloisonner.

Il explique également que la sortie d’un album provoque une pression particulière. Une fois le disque disponible, il n’existe plus aucune possibilité de le modifier : le public peut donner son avis immédiatement, parfois dès minuit. Cette instantanéité rend la critique difficile, mais Tiakola considère qu’un artiste doit afficher de la confiance face à son public. Il compare encore cette situation à celle d’un sportif avant une compétition : il faut donner l’impression d’être prêt, même lorsqu’il existe du stress.

Booba, les critiques et la capacité à encaisser

L’un des passages les plus attendus concerne les critiques publiques de Booba envers Tiakola. Interrogé directement, le rappeur assure ne pas lui en vouloir. Il rappelle que Booba reste à ses yeux « une légende du rap français » et qu’il a donc naturellement un avis sur la musique. Tiakola explique pouvoir entendre certaines critiques, considérant parfois que le fond peut être pertinent même si la forme lui convient moins.

Plus largement, toute la table débat de la place de la critique. Pour Tiakola, être exposé implique nécessairement d’accepter que les autres donnent leur opinion. Aurélien Tchouaméni fait le parallèle avec le football : lorsqu’un joueur est performant, il est célébré ; lorsqu’il joue moins bien, il devient rapidement la cible de commentaires. Nordine Ganso raconte pour sa part que le milieu de l’humour peut parfois être encore plus hypocrite, avec des critiques qui circulent davantage dans le dos des artistes qu’en face d’eux.

La discussion aboutit à une distinction intéressante entre popularité et talent. Dans le sport, souligne l’émission, la compétition permet plus facilement de produire une hiérarchie. Dans la musique ou l’humour, les réseaux sociaux, la communication et la capacité à se vendre peuvent permettre à une personnalité moins expérimentée d’être beaucoup plus connue qu’un artiste techniquement supérieur. Pour les invités, la longévité reste alors un indicateur important : réussir à durer, à renouveler son public et à continuer à produire plusieurs années plus tard constitue une forme de validation.

Nordine Ganso : six années de trajets pour quelques minutes de scène

Nordine Ganso raconte justement tout ce qui précède le succès visible. Il commence le stand-up à 17 ans après avoir été inscrit à une scène ouverte par un ami. Il doit raconter quelque chose pendant cinq minutes et choisit une anecdote sur son père. Les premiers rires provoquent immédiatement un déclic : il comprend qu’il veut retrouver cette sensation d’être apprécié et décide de poursuivre.

Mais il vit alors à Bordeaux et les scènes sont beaucoup moins nombreuses qu’à Paris. Pendant plusieurs années, il monte donc régulièrement dans la capitale pour jouer quelques minutes, parfois gratuitement, puis repart. Il évoque des trajets de cinq ou six heures simplement pour bénéficier de cinq minutes sur scène, alors que certains humoristes vivant à proximité ne venaient pas travailler leurs textes. Pendant près de six ans, il accepte ce rythme dans l’espoir de pouvoir un jour vivre de sa passion.

Il ne s’installe finalement à Paris qu’après le Covid, en 2022. Il lance ensuite son spectacle « Violet », qui commence à rencontrer son public environ un an plus tard. Ganso insiste sur un point : les réseaux sociaux montrent essentiellement la réussite finale et très rarement les dix années qui la précèdent. Pour lui, avoir réussi ne signifie donc pas seulement remplir une salle ou devenir célèbre, mais aussi avoir continué lorsque beaucoup d’autres ont abandonné. Lorsqu’il fait monter ses parents sur scène au Dôme de Paris, devant environ 4 000 personnes, il leur dit que même si tout s’arrêtait le lendemain, il considérerait déjà avoir réussi parce qu’il les avait rendus fiers.

Une « sauce » devenue matière à spectacle

L’humoriste revient également avec beaucoup d’autodérision sur une séquence virale liée à une interview durant laquelle son temps d’écran sur un site pornographique avait été dévoilé. La production lui avait proposé de retirer ce passage avant publication, mais Ganso avait choisi de le laisser, pensant pouvoir en rire ensuite. Quelques jours plus tard, TikTok s’empare de la séquence et les commentaires se multiplient.

Il raconte avoir alors découvert une règle implacable d’Internet : « Tu peux être humoriste ce que tu veux, Internet est plus marrant que toi. » Certains commentaires l’amusent au point qu’il envisage même d’en intégrer un auteur à son spectacle. Surtout, cette expérience lui fait comprendre qu’une polémique en ligne peut complètement échapper à celui qui la subit pendant quelques jours avant d’être remplacée par un autre sujet.

Cette partie de l’émission conduit les invités à discuter de la violence des réseaux sociaux. Salahdine Parnasse affirme ne pratiquement jamais lire les commentaires. Tiakola et Aurélien Tchouaméni reconnaissent davantage le poids que peuvent avoir ces réactions, surtout sur l’entourage. Une personnalité publique peut apprendre à encaisser les critiques, mais les parents, frères, sœurs ou amis peuvent découvrir des messages extrêmement violents sans avoir développé les mêmes mécanismes de protection.

Aurélien Tchouaméni revient sur la Coupe du monde et assume la défaite

La Coupe du monde occupe également une longue partie de la conversation. Aurélien Tchouaméni revient notamment sur l’élimination de l’équipe de France face à l’Espagne. Il reconnaît que les Français sont tombés de haut après avoir réalisé plusieurs performances convaincantes pendant le tournoi. Selon lui, l’Espagne a simplement été supérieure sur ce match et a davantage maîtrisé son projet de jeu.

Tchouaméni admet aussi ne pas avoir évolué à son meilleur niveau. Il explique avoir voulu revenir malgré une condition physique imparfaite parce qu’une demi-finale de Coupe du monde reste un rendez-vous que tout joueur rêve de disputer. Avec le staff médical et technique, il avait travaillé pour être capable de participer. Mais il rappelle également la brutalité du jugement dans le football : si l’équipe gagne, le retour du joueur est considéré comme une réussite ; si elle perd, certains demandent immédiatement pourquoi il a joué. Pour lui, cette exposition permanente fait partie du métier.

Il refuse toutefois l’idée que les rencontres précédentes auraient été « faciles ». Une Coupe du monde ne l’est jamais, insiste-t-il. En revanche, il reconnaît que sur la rencontre décisive, l’Espagne a dominé la France « dans plein de compartiments du jeu ». L’important, après l’élimination et les critiques, reste donc d’analyser ce qui a été mal fait et ce qui doit être amélioré plutôt que de rester bloqué sur les commentaires extérieurs.

Ballon d’Or, Kylian Mbappé et débat entre amis

La discussion glisse ensuite vers le Ballon d’Or. Interrogé sur son choix, Aurélien Tchouaméni cite Kylian Mbappé, tout en reconnaissant que cette édition est difficile à lire car aucun joueur ne semble, selon lui, réunir tous les critères de manière incontestable. Tiakola cite également plusieurs Français, dont Mbappé et Dembélé, en assumant volontiers son tropisme tricolore.

L’échange permet aussi de rappeler que le Ballon d’Or dépend d’un vote journalistique international et non d’un suffrage des joueurs ou du public. Le ton reste néanmoins très détendu, les invités se chambrant constamment sur leurs préférences et leurs liens personnels.

Le cutting, face cachée et dangereuse du MMA

Salahdine Parnasse explique ensuite l’un des aspects les plus difficiles de son sport : le « cutting », cette perte de poids rapide avant la pesée qui permet aux combattants d’entrer dans leur catégorie. Il raconte avoir déjà perdu trois à quatre kilos en quelques heures, notamment grâce à des bains chauds, à la transpiration provoquée artificiellement et à une forte réduction de l’hydratation.

Il décrit certains protocoles comme une véritable « torture » et reconnaît que le cutting peut devenir dangereux lorsqu’il est poussé trop loin. Certains combattants perdent jusqu’à dix kilos en très peu de temps avant de reprendre ensuite beaucoup de poids pour le combat. Parnasse explique personnellement essayer de limiter ces variations parce qu’un cutting extrême peut, selon lui, altérer le cardio et fragiliser le combattant.

Le travail invisible derrière Salahdine Parnasse

Son parcours illustre particulièrement la place du travail dans l’émission. Il commence les sports de combat à 11 ans, encouragé par ses parents afin de canaliser son énergie. Il signe professionnel à 17 ans mais conserve ensuite un emploi à la mairie de sa ville jusqu’à 23 ans afin de maintenir une sécurité financière.

Pendant cette période, son rythme est particulièrement lourd : réveil vers 6 heures, travail, entraînement pendant la pause du midi, retour au travail, puis nouvelle séance le soir jusqu’à 23 heures. Même après ses combats, il explique reprendre très rapidement l’entraînement. Il rend aussi hommage à Stéphane, son entraîneur de longue date, qu’il considère comme une figure déterminante de son parcours. Pour lui, le sport a joué un rôle éducatif majeur et l’a notamment éloigné de certaines difficultés liées à son environnement.

Tiakola devient aussi entrepreneur

Dans la dernière partie de l’épisode, Tiakola parle davantage de l’indépendance et de sa transformation en entrepreneur. Il possède désormais sa propre structure et se produit lui-même, mais refuse de se présenter trop rapidement comme un « boss du game ». Il explique avoir encore beaucoup à apprendre et cite notamment les producteurs qui l’ont accompagné comme des références dont il a observé le fonctionnement pendant plusieurs années.

Pour lui, l’indépendance ne s’improvise pas. Avant de se lancer seul, il a passé des années signé auprès d’une structure et a appris progressivement les différents aspects du métier. Une fois indépendant, il découvre aussi tout ce qu’il ne gérait pas auparavant : les rendez-vous avec les avocats, les contrats, les appels professionnels dès le matin ou la gestion quotidienne d’une équipe. « Moi, je me réveille à 16 h de base », plaisante-t-il en décrivant le changement de rythme provoqué par cette nouvelle responsabilité.

Il veut désormais transmettre ce qu’il a lui-même appris. À travers ses contenus et ses nouveaux projets, il souhaite montrer aux jeunes qu’un tube ou une réussite ne naît pas simplement d’une formule magique. Il faut comprendre son métier, observer ceux qui étaient là avant, apprendre et travailler. « Il faut du charbon », résume la discussion.

Nordine Ganso veut élargir son public sans perdre son identité

De son côté, Nordine Ganso prépare un nouveau spectacle après plusieurs années consacrées à « Violet ». Son objectif est désormais de toucher un public plus large tout en conservant une exigence artistique personnelle. Lorsque l’émission lui demande s’il préférerait être deux fois plus drôle avec deux fois moins de succès ou deux fois moins drôle avec deux fois plus de succès, il commence par plaisanter sur l’argent avant de développer une réponse plus nuancée.

Pour lui, l’objectif consiste à trouver un équilibre entre un niveau artistique dont il puisse être fier et une véritable réussite populaire. Il veut pouvoir se regarder « dans une glace » et apprécier son propre travail, tout en reconnaissant qu’un public nombreux ne rit pas par hasard. Il souhaite désormais aller vers des salles plus grandes et toucher des catégories de spectateurs qui ne le connaissent pas encore, sans chercher pour autant à plaire absolument à tout le monde.

Tiakola partage ce principe : modifier son art uniquement pour séduire un nouveau public finit selon lui par se ressentir. Il préfère conserver son identité musicale et faire progressivement grandir son équipe et son exposition. Pour les deux artistes, élargir son public ne signifie donc pas se dénaturer mais mieux défendre ce que l’on fait déjà.

« The Bridge », ou l’idée qu’un footballeur peut aussi entreprendre

La conversation revient enfin sur Aurélien Tchouaméni lui-même et sur le lancement de « The Bridge ». Le joueur du Real Madrid reconnaît entendre régulièrement les critiques de ceux qui considèrent qu’un footballeur devrait uniquement se concentrer sur le terrain. Lorsqu’il réalise un mauvais match, certains lui reprochent rapidement ses activités parallèles.

Il refuse cette logique. Pour lui, une carrière sportive n’empêche pas de développer d’autres projets, à condition de maintenir son niveau d’exigence. Il considère même que ces initiatives peuvent ouvrir la voie à d’autres sportifs et rendre progressivement normal le fait qu’un joueur en activité puisse également produire un média, investir ou entreprendre. L’émission est aussi pour lui un outil personnel d’apprentissage : recevoir des invités issus de mondes très différents lui permet de comprendre des parcours qu’il n’aurait pas forcément rencontrés dans le football.

Trois leçons de vie pour terminer

La dernière question résume finalement toute la philosophie de l’épisode : quel conseil chacun donnerait-il à la jeune génération ? Tiakola répond qu’il faut « faire ses devoirs ». Derrière la formule, il parle de rigueur, de curiosité et de connaissance de son métier. À l’heure où YouTube et les réseaux donnent accès à une quantité considérable de contenus, il encourage les jeunes à ne pas utiliser ces outils uniquement pour se divertir mais également pour apprendre.

Nordine Ganso commence par une blague sur la nécessité de supprimer son historique Internet, avant de devenir plus sérieux. Son conseil est de ne pas laisser les autres définir le chemin que l’on doit suivre. Selon lui, chacun possède une « étoile » intérieure à laquelle il faut continuer de croire, même lorsque l’entourage tente de ramener vers une trajectoire plus conventionnelle.

Salahdine Parnasse choisit enfin une formule beaucoup plus directe : le travail acharné. Peu importe le domaine, il estime que l’effort finit toujours par produire quelque chose. Trois réponses différentes mais qui résument une même idée présente pendant tout l’épisode : derrière le rappeur à succès, le combattant de haut niveau, l’humoriste qui remplit des salles ou le footballeur du Real Madrid, le succès visible repose d’abord sur des années de répétitions, de sacrifices, d’échecs et de travail que le public ne voit presque jamais.

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