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Barbara Pravi se confie dans le podcast de Nora Hamzaoui : « À 33 ans, je commence à me sentir vraiment bien »

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Barbara Pravi se confie dans le podcast de Nora Hamzaoui : « À 33 ans, je commence à me sentir vraiment bien »

Invitée de Nora Hamzaoui dans le podcast « En Apparence », Barbara Pravi s’est livrée avec une liberté rare sur son rapport à l’image, ses complexes, son adolescence très affirmée et les années qui ont suivi l’Eurovision. Entre confidences sur ses photos de scène, souvenirs d’une période « Clueless » avec mini-jupe, talons roses et chihuahua dans le sac, et regard beaucoup plus apaisé sur elle-même, la chanteuse raconte surtout le chemin parcouru pour enfin se sentir bien.

Barbara Pravi ne cache pas ses contradictions lorsqu’il s’agit de son apparence. Elle affirme aimer la mode, travailler désormais avec un styliste pour construire tout un univers autour de sa musique et de ses concerts, mais reconnaît aussi évoluer volontairement « entre le bon goût et le mauvais goût ». Sur scène, vêtements, décors, lumières et placement des musiciens font partie intégrante de sa proposition artistique. Pourtant, face aux photographies, la chanteuse se montre beaucoup moins sûre d’elle : elle raconte notamment ne pas savoir poser et demande désormais à pouvoir valider certaines images de concert avant leur publication.

Ce rapport à l’image s’accompagne de complexes très précis. Barbara Pravi évoque notamment ses bras, qu’elle juge trop gros, et s’interroge sur une possible dysmorphophobie. Mais elle dit également avoir appris à prendre davantage de distance : lorsque certaines photos la montrent sous un angle qu’elle déteste, elle assure désormais pouvoir en rire. « Je crois qu’au fond, je m’en fous un peu », explique-t-elle à Nora Hamzaoui, disant avoir tendance à prendre une décision puis à passer rapidement à autre chose sans « refaire le match ».

L’Eurovision, une période magnifique mais difficile à revoir

Le sujet devient plus intime lorsqu’elle revient sur la période de l’Eurovision. Barbara Pravi garde un souvenir très positif de cette étape qui a bouleversé sa carrière, mais explique éprouver aujourd’hui des difficultés à regarder les images de cette époque. « La façon que j’ai d’être, elle me tétanise », confie-t-elle. Ce ne sont pas tant ses vêtements ou sa coiffure qui la dérangent que ce qu’elle retrouve derrière son attitude, son regard et sa manière de parler : une fragilité qu’elle-même n’était alors pas capable de formuler.

Avec plusieurs années de recul, son regard s’est adouci. « J’ai de la peine pour la jeune fille que j’étais et j’ai envie de me prendre dans les bras », raconte-t-elle. À 33 ans, la chanteuse estime commencer seulement à se sentir réellement bien avec elle-même. Elle dit ne presque plus ressentir le besoin de prouver quoi que ce soit et privilégier désormais une forme de lâcher-prise. Une évolution importante pour une artiste qui considère que la musique a été, à ses débuts, un moyen essentiel d’exprimer ce qu’elle n’arrivait pas encore à mettre en mots.

Mini-jupe, talons roses et chihuahua : sa période « Clueless »

Son adolescence offre un contraste spectaculaire avec l’image plus intemporelle qui lui est aujourd’hui associée. Barbara Pravi raconte avoir été une lycéenne très affirmée, « ultra féminine », arrivant en mini-jupe et talons roses, avec les cheveux blonds et longs. Son chihuahua Fendi l’accompagnait même dans son sac à main jusqu’au lycée. Nora Hamzaoui compare alors directement cette silhouette à l’affiche de « Clueless ». « Je croyais que j’étais dans Mean Girls », résume de son côté la chanteuse, qui reconnaît s’être longtemps autorisé beaucoup de choses avant de passer, quelques années plus tard, à une phase de rejet beaucoup plus radicale allant jusqu’au crâne rasé.

Derrière l’anecdote, Barbara Pravi raconte aussi une scolarité mouvementée, six établissements fréquentés entre la sixième et la terminale et un conflit particulièrement violent avec un professeur qui conduira finalement à un aménagement de sa scolarité. Elle rappelle par ailleurs avoir subi des violences de la part de son premier compagnon, sujet qu’elle avait déjà abordé dans ses premières chansons. Aujourd’hui, elle dit avoir dépassé cette nécessité de créer uniquement à partir de la douleur. « Ma vie est une succession de bonheurs depuis neuf mois », affirme-t-elle, décrivant désormais le bonheur comme sa principale « guideline » intérieure. Entre la princesse Disney que Nora Hamzaoui croit voir en elle et l’adolescente façon « Clueless » qu’elle fut réellement, Barbara Pravi semble surtout avoir trouvé une troisième voie : celle d’une artiste plus libre, plus joyeuse et enfin réconciliée avec son propre reflet.

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