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France Télévisions : Augustin Trapenard défend la liberté de parole dans « La Grande Librairie »

Par La rédaction Publié le 17 Sep 2026 à 13h30 4 min de lecture
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France Télévisions : Augustin Trapenard défend la liberté de parole dans « La Grande Librairie »
France Télévisions : Augustin Trapenard défend la liberté de parole dans « La Grande Librairie »

Une semaine après le retrait du replay de la carte blanche d’Adèle Haenel, Augustin Trapenard a pris la parole dans « La Grande Librairie ». Sans citer directement l’actrice, l’animateur a défendu le principe d’une expression artistique libre dans son émission.

Une séquence qui a provoqué des réactions

La rentrée de « La Grande Librairie » sur France 5 est marquée par une séquence devenue sensible pour France Télévisions. Le 9 septembre, Adèle Haenel était invitée dans l’émission présentée par Augustin Trapenard pour parler de son premier roman, Viser juste, publié le 21 août.

En fin de programme, l’actrice avait participé à la traditionnelle « carte blanche », séquence durant laquelle les invités peuvent proposer un texte personnel. Elle y avait notamment évoqué les violences sexuelles et la libération de la parole avant d’aborder le conflit israélo-palestinien.

La séquence avait ensuite été retirée du replay de l’émission. France Télévisions avait expliqué cette décision par plusieurs saisines et par les obligations auxquelles le groupe est soumis. Le service public avait indiqué avoir suspendu le replay « par mesure conservatoire », dans l’attente du travail d’évaluation de l’Arcom.

Trapenard prend la parole sans nommer l’actrice

Une semaine plus tard, Augustin Trapenard a consacré une partie de son intervention à la question de la liberté d’expression des écrivains et des artistes. Sans prononcer le nom d’Adèle Haenel, l’animateur a défendu le principe qui sous-tend la « carte blanche » de son émission.

« La parole de ces écrivains, ce n’est pas la parole du politique ou la parole de l’expert, c’est la parole de l’artiste », a-t-il déclaré. Il a également souligné qu’il s’agissait d’une parole « qui tremble parfois, qui trouble parfois », mais qui constitue précisément, selon lui, sa force.

Augustin Trapenard a ensuite reconnu la possibilité de contester ou d’interroger les propos tenus à l’antenne. « On peut ne pas être d’accord avec ce qui est dit, on peut contester, on peut interroger », a-t-il expliqué, avant de rappeler que les invités s’expriment « en toute liberté dans les limites de la loi ».

Une défense du principe de la « carte blanche »

Au-delà du cas particulier de l’actrice, le propos de l’animateur porte donc sur la place accordée à la parole personnelle dans un programme culturel du service public.

La « carte blanche » permet régulièrement aux invités de La Grande Librairie de sortir du cadre strict de la promotion de leur ouvrage. Cette séquence donne une dimension plus personnelle à l’émission et distingue également le programme d’un simple entretien consacré à l’actualité littéraire.

En annonçant qu’il continuerait à proposer cette séquence à ses invités, Augustin Trapenard a ainsi réaffirmé son choix éditorial. « Prendre la parole, c’est toujours prendre un risque », a-t-il conclu.

France Télévisions et l’Arcom au centre du dossier

La décision concernant le replay reste néanmoins distincte de la position éditoriale affichée par l’animateur. France Télévisions doit composer avec les obligations qui encadrent les antennes du service public et avec le contrôle du régulateur audiovisuel.

Le retrait temporaire de la séquence avait été présenté par le groupe comme une mesure conservatoire, dans l’attente de l’examen du dossier par l’Arcom. Cette procédure doit permettre de déterminer les suites éventuelles à donner aux saisines reçues après la diffusion de l’émission.

Pour France Télévisions, l’enjeu dépasse donc la seule émission littéraire. Il concerne à la fois la liberté éditoriale des programmes, les responsabilités d’un média de service public et les règles applicables aux prises de parole diffusées à l’antenne.

Une rentrée sous surveillance pour « La Grande Librairie »

Présentée par Augustin Trapenard depuis 2022, « La Grande Librairie » reste l’un des rendez-vous culturels emblématiques de France 5. La controverse née de la carte blanche du 9 septembre intervient dès lors que l’émission reprend sa saison et remet au premier plan la question de la frontière entre expression artistique et contraintes éditoriales.

En choisissant de défendre publiquement le principe de la carte blanche sans revenir directement sur les propos d’Adèle Haenel, Augustin Trapenard a déplacé le débat vers la fonction même de cette séquence. La suite du dossier dépend désormais notamment de l’examen engagé par l’Arcom et des éventuelles décisions qui pourraient en découler.

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