« La Baze » : Élie Maxdan dévoile ses revenus et débat de la pornographie avec une sexologue croyante
Dans un nouveau numéro de « La Baze », présenté par Sasha Elbaz, l’actrice et créatrice de contenus pour adultes Élie Maxdan se livre sur les coulisses de son métier, ses revenus, sa vie de couple et les conséquences de cette activité sur sa famille. L’émission se poursuit par un face-à-face avec Anne-Sixtine Pérardel, sexologue, thérapeute de couple et catholique pratiquante, autour d’une question centrale : quelle place la pornographie occupe-t-elle aujourd’hui dans la société ?
Avant de travailler dans l’industrie pour adultes, Élie Maxdan était agente de sécurité. Elle explique avoir perdu cet emploi après avoir commencé à publier des contenus sur des plateformes spécialisées. Son parcours débute par des photos en lingerie sur les réseaux sociaux, avant qu’un producteur ne la contacte pour lui proposer un premier tournage professionnel. Aujourd’hui âgée d’une trentaine d’années, elle dit exercer cette activité depuis près de quatre ans, entre tournages et création de contenus numériques. L’entretien revient également sur les conditions de tournage. Élie Maxdan raconte notamment avoir mal vécu sa première expérience professionnelle et affirme qu’elle ne la reproduirait pas dans les mêmes conditions. Elle insiste à plusieurs reprises sur la question du consentement et sur la nécessité, selon elle, que les personnes présentes restent pleinement conscientes et actrices de ce qui se déroule pendant une scène.
Jusqu’à 20 000 euros par mois grâce aux plateformes
L’un des passages les plus marquants concerne l’argent. Élie Maxdan explique avoir touché 400 euros par scène lors de son premier tournage et estime que certaines actrices particulièrement demandées peuvent atteindre environ 800 euros par scène. Elle affirme toutefois que les plateformes privées sont aujourd’hui bien plus rémunératrices que les tournages traditionnels. Une prestation vidéo à distance de dix minutes peut, selon elle, être facturée 450 euros.
Elle affirme ainsi générer actuellement autour de 20 000 euros par mois, un niveau qu’elle dit avoir atteint depuis environ trois mois, et envisage de dépasser les 30 000 euros lors d’un prochain mois particulièrement actif. Un contraste considérable avec son ancien salaire d’agente de sécurité, qu’elle chiffre à environ 1 750 euros. Elle précise mettre de l’argent de côté et vouloir investir, consciente que cette activité peut s’arrêter rapidement.
Mais ces revenus soulèvent aussi certaines questions. L’actrice raconte avoir vu un client s’endetter pour s’offrir une prestation virtuelle et reconnaît être partagée face à ce type de situation. Elle affirme avertir ses clients lorsqu’elle estime qu’une dépense peut les mettre en difficulté, tout en considérant qu’elle ne peut pas prendre les décisions financières à leur place.
Mariée et mère de deux enfants
Élie Maxdan évoque également sa vie privée. Elle indique être mariée à un homme qu’elle connaît depuis l’âge de 18 ans et qui accepte son activité professionnelle. Selon elle, le couple parvient à distinguer complètement le sexe réalisé dans un cadre professionnel de son intimité conjugale.
Elle est aussi mère de deux filles, âgées de 7 et 11 ans. Elle explique leur présenter son activité progressivement, avec des mots adaptés à leur âge, sans entrer dans des détails qu’elles ne pourraient pas comprendre. Elle sait néanmoins que les contenus publiés sur Internet pourront la suivre durablement et reconnaît que cette exposition peut également avoir des conséquences pour ses proches.
Face à une sexologue catholique
La seconde partie de « La Baze » confronte cette expérience à celle d’Anne-Sixtine Pérardel, sexologue et thérapeute de couple. Cette dernière défend une vision très critique de la pornographie, estimant qu’elle peut modifier l’imaginaire sexuel, favoriser des mécanismes d’addiction et avoir des répercussions sur l’intimité des couples. Elle explique accompagner depuis plusieurs années des personnes confrontées à une consommation problématique.
Élie Maxdan défend au contraire une approche fondée sur le consentement et la liberté des adultes. Elle reconnaît l’existence d’excès et de situations problématiques, mais refuse de considérer toute consommation de pornographie comme nécessairement nocive. Elle affirme notamment que certains clients utilisent ces contenus comme un espace de fantasme distinct de leur vie réelle.
Le débat illustre ainsi le positionnement de « La Baze » : confronter deux visions très différentes autour d’un sujet sensible plutôt que rechercher un consensus. Entre récit personnel, questions d’argent, consentement, couple, religion et exposition des mineurs, l’émission de Sasha Elbaz consacre plus d’une heure à un secteur dont les usages ont profondément évolué avec l’apparition des plateformes payantes et la relation directe entre créateurs et abonnés.



