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Portrait : Maxime Switek, l’homme de toutes les tranches de BFMTV

Par Éléonore kervadec Publié le 16 Sep 2026 à 13h30 4 min de lecture
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Portrait : Maxime Switek, l’homme de toutes les tranches de BFMTV
Portrait : Maxime Switek, l’homme de toutes les tranches de BFMTV

Maxime Switek, 46 ans, présente depuis avril 2026 BFM Grand Soir, de 21 heures à minuit. En six ans, le journaliste a occupé presque toutes les cases de la chaîne d’info : fin de soirée, matinée, 20 heures, éditions spéciales. Il est devenu l’un des visages les plus exposés de BFMTV, sans jamais en être le propriétaire d’antenne à la manière d’un éditorialiste de combat.

Du Nord au CFJ, puis quatorze ans à Europe 1

Né le 25 juillet 1980 à Seclin, dans le Nord, il grandit à Villeneuve-d’Ascq, fils de deux professeurs d’université, d’une branche paternelle polonaise. Sciences Po Toulouse en 2003, CFJ en 2005. Avant les rédactions, il a été gardien au palais des Beaux-Arts de Lille. La bourse Lauga-Delmas lui ouvre Europe 1. Il y reste quatorze ans : journal de 18 heures, matinale de Bruce Toussaint, journaux de 7 h 30. Le rythme le rattrape. Entre 2011 et 2015, les réveils à 1 h 55, combinés à C à vous sur France 5, lui valent une paralysie faciale a frigore de douze jours. « C’était de la folie. Je ne le referais plus », a-t-il résumé plus tard.

De 2013 à 2020, il est le « monsieur infos » de C à vous, d’abord avec Anne-Sophie Lapix, puis Anne-Élisabeth Lemoine. Le talk de France 5 le sort du cercle radio et le rend familier au grand public. En 2020, Marc-Olivier Fogiel, passé comme lui par Europe 1, le fait venir à BFMTV.

Le joker de grille qui devient pilier

À son arrivée, il prend 22h Max, après Bruce Toussaint. Quand Toussaint part à TF1, Switek récupère le 9 heures-12 heures en janvier 2024. En janvier 2025, après l’échec d’Éric Brunet sur le 20 heures-22 heures, la direction lui confie le premier vrai JT de début de soirée de la chaîne, conçu pour tenir tête à CNews. En avril 2026, le curseur glisse encore : Julie Hammett reprend le 20 heures-21 heures, Switek installe BFM Grand Soir jusqu’à minuit. S’y ajoutent Le Forum, Le Quartier général et Face à BFM.

Le surnom de « désamorceur » lui colle à la peau. Il n’est pas un polémiste. Il relance, recadre, fait parler le plateau et le terrain. Pendant la guerre en Iran et les municipales, BFMTV le place sur les soirées spéciales. La chaîne redevient leader des chaînes info en mars 2026, autour de 3,5 % de PDA. Grand Soir est annoncé à 4,1 millions de téléspectateurs en cumulé moyen. Switek refuse de « crier victoire ». Il met en avant les JRI et les envoyés spéciaux.

Une vie coupée en deux, une ligne de généraliste

Sa compagne, cadre de la Sécurité sociale, est originaire du Pays basque. Leur fils est né en 2013, l’année de son arrivée dans C à vous. En semaine, Switek est à Paris. Le week-end, il rejoint le Sud-Ouest, les matchs de foot du samedi, parfois un van en Corse l’été. Il a dit vouloir ralentir pour eux. La grille de BFM n’a pas vraiment ralenti.

Sollicité, y compris hors de la maison, il a indiqué rester pour une septième saison et se sentir « très bien » sur 21 heures-minuit, à l’approche de la présidentielle de 2027. « J’ai toujours été un journaliste généraliste. Je continuerai à tout traiter. » Il a aussi cessé de lire les réseaux, après avoir défendu les présentateurs météo pris pour cible. Le métier, pour lui, reste de « mettre les Français en prise directe avec les politiques ».

Maxime Switek n’a pas inventé un style de chaîne. Il a survécu à tous les changements de propriétaires et de grilles en devenant l’homme qu’on peut déplacer sans casser l’antenne. À BFMTV, c’est désormais une fonction stratégique. À neuf mois d’une présidentielle, le « désamorceur » occupera encore le créneau où l’info continue après le journal, quand le débat commence vraiment.

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Éléonore kervadec

Éléonore kervadec

Éleonore Kervadec est journaliste de formation et spécialiste de la communication. Après plusieurs années au sein de directions de la communication de sociétés de production audiovisuelle, elle s’est imposée comme une experte des stratégies d’image, des relations publiques et de la valorisation de contenus médiatiques.

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