f in
Publicité

Publicité dans le métro : le contrat géant de la RATP toujours suspendu

Par La rédaction Publié le 11 Sep 2026 à 17h40 2 min de lecture
Partager
Publicité dans le métro : le contrat géant de la RATP toujours suspendu
Publicité dans le métro : le contrat géant de la RATP toujours suspendu

L’attribution du marché publicitaire de la RATP à Métrobus fait l’objet d’un recours devant le tribunal administratif de Paris. Estimé entre 1,8 et 2 milliards d’euros sur douze ans, le contrat ne peut toujours pas être signé.

Le tribunal administratif de Paris a examiné le référé précontractuel déposé fin août par le groupement formé par Cityz Media et Altarea. Les deux entreprises contestent l’attribution pressentie à Métrobus de la régie publicitaire du réseau de la RATP. Prévu pour entrer en vigueur le 1er janvier 2027, ce marché particulièrement stratégique couvre plus de 38 000 emplacements, dont 22 000 situés dans les stations et 16 000 à l’intérieur des rames.

Cityz Media et Altarea développent deux arguments pour obtenir l’annulation de la procédure. Le premier porte sur le règlement européen relatif aux subventions étrangères, également appelé FSR. Le groupement reproche à la RATP de ne pas avoir exigé dans son avis de concession la déclaration prévue par ce texte, une omission qui aurait, selon lui, porté atteinte à l’égalité entre les candidats. La RATP et Métrobus estiment au contraire que l’examen de ce grief relève exclusivement de la Commission européenne.

Le sort de 145 salariés au cœur du second recours

La Commission européenne a été saisie le 1er septembre 2026. Cette démarche entraîne la suspension de la signature du contrat pendant au moins vingt jours, un délai susceptible d’être prolongé si Bruxelles décide d’ouvrir une enquête approfondie. L’incertitude porte notamment sur l’existence éventuelle de soutiens financiers étrangers susceptibles d’avoir influencé les conditions de la compétition.

Le second point contesté concerne l’obligation de reprendre 145 salariés actuellement employés par Métrobus. Le coût de cette reprise est estimé à environ 72 millions d’euros sur les douze années du contrat. Cityz Media et Altarea considèrent que cette contrainte a pénalisé les projets accordant une place plus importante au numérique. La RATP et Métrobus la jugent au contraire nécessaire pour garantir la continuité du service et soulignent que 23,6 points sur 100 séparaient les deux offres lors de leur évaluation. L’affaire a été mise en délibéré et la décision du tribunal est désormais attendue à bref délai.

Partager cet article
La rédaction

La rédaction

L'actualité des médias en France : télévision, radio, presse, numérique et business. Audiences, coulisses, nominations... L'essentiel chaque jour !

Voir tous les articles de La rédaction →

À lire aussi